Allongée sur le dos, légère comme une plume et les yeux à demi éclos, je me laisse glisser et survole un monde d’une sérénité limpide.

Le ciel bas a des allures d’orage, la brise envoie valser tous les passants, tandis que ne résonnent à mes oreilles plus que les vibrations d’un violon et le silence apaisant.

Les familles sont recluses dans les chaumières, les avenues semblent inhabitées, même les réverbères sont en froid avec l’heure d’hiver ; seules scintillent les lumières s’échappant par les fenêtres.

Cependant, quand tomberont les premiers flocons, les âmes moroses, avec entrain, déferleront sur les pavés pour se languir de cet éblouissant spectacle. Alors, les candélabres jaseront à nouveau et les cuivres, eux aussi seront là, prêts à raviver les cœurs.

Non, ce n’est pas New-York, ni même Helsinki … ce soir, tout le monde a les yeux en l’air et le regard ardent, dans les rues de Paris.

Puis quand on aura ressenti la pulsation de la ville, on laissera retentir les guitares, d’un rock électrisant, pour s’éclipser dans un dernier coup de tonnerre.

 

J’ai été beaucoup inspiré par cette superbe adaptation pour orchestre de Bohemian Rhapsody de Queen
(vous pouvez aussi les écouter dans la playlist ci-dessous).

 

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Article rédigé par Caroline - Note Cuivrée

Amoureuse des sons, des mots et de la nature.

Curieuse insatiable avec une soif de créer et de découvrir le monde.

Je suis également créatrice de sites web WordPress freelance.