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Le violoniste Didier Lockwood, amoureux de l’improvisation, cherchant toujours davantage à exploiter les sonorités du violon et engagé pour une éducation musicale différente.

C’est avec stupeur, que j’ai appris dimanche 18 février – comme de nombreux férus de jazz – la disparition du violoniste, alors âgé seulement de 62 ans.

En tant que violoniste – en amatrice – et adorant Stéphane Grappelli – violoniste de jazz français (1908 – 1997) qui a notamment joué aux côtés du guitariste de jazz manouche Django Reinhart -, j’affectionne le style de Didier Lockwood qualifié par Grappelli lui-même comme étant « son fils spirituel » . J’aime donc retrouver un peu à travers sa musique le style propre de Grappelli, dont il a, à de nombreuses reprises, rendu hommage en jouant ses œuvres en concert, mais j’admire aussi chez lui : son goût pour la recherche sonore ou encore son dévouement pour l’éducation musicale.

Musicien reconnu, il s’essayait et excellait à tous les genres :
classique, jazz, jazz-rock, musique du monde mais il affectionnait surtout l’improvisation.

 

Dans la playlist Youtube qui suit, je vous ai sélectionné huit vidéos vous permettant d’avoir un petit aperçu de son talent ainsi que de son éclectisme. Vous pourrez également l’apercevoir au côté de Stéphane Grappelli avec lequel il a joué à ses débuts.

 

J’ai eu l’occasion de le voir en concerts à deux reprises. La première fois, c’était durant des vacances en famille dans – aussi improbable que cela puisse sembler – un « petit village » (tout de même sous-préfecture) nommé Florac en Lozère. La seconde fois, je l’ai fait découvrir à mon chéri, lors du passage de l’artiste sur Arles ; un concert durant lequel, à l’approche des fêtes, l’acolyte d’un soir du violoniste clamait à tout va « Cds ! Christmas is comming ! » .

Je vous disais en début d’article qu’il était vivement engagé en faveur de l’éducation musicale ; il n’était d’ailleurs pas en Lozère pour rien, il participait en tant qu’enseignant de violon jazz & improvisation à un stage d’été intitulé « Le violon dans tous ses états » organisé par Art, Musique & Spectacles en Lozère. Il avait donc à cœur d’offrir une éducation musicale différente de celle des conservatoires : il a alors ouvert en 2001 le CMDL (Centre des Musiques Didier Lockwood) dédié à la musique improvisée à destination aussi bien des musiciens professionnels qu’amateurs.

 

En ce qui concerne sa recherche du son, j’en avais été fasciné lors de ce premier concert durant lequel je découvris notamment sa reproduction du cri des mouettesau violon donc – (vous pouvez écouter cela dans la première vidéo de la playlist ou encore dans la vidéo qui suit).

Aussi à l’aise sur violon classique qu’électrique, il utilise également un système d’amplification, pédales, boucles et autres effets pour obtenir toujours davantage de sonorités sur son violon. Il vous explique un petit peu cela au sein de cette chouette vidéo !

Article rédigé par Caroline - Note Cuivrée

Amoureuse des sons, des mots et de la nature.

Curieuse insatiable avec une soif de créer et de découvrir le monde.

Je suis également créatrice de sites web WordPress freelance.