Une pièce de théâtre drôle et très touchante à la fois !

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L’histoire commence après qu’un jeune cadre quadragénaire, Ross, qui roulait un peu vite, renverse un homme en train de traverser. Cet homme, c’est Mister Green, un monsieur âgé de quatre-vingt-six ans. Pour cet acte, Ross sera condamné à se rendre une fois par semaine pendant six mois au domicile de cet homme pour l’aider dans ses tâches quotidiennes. On apprend alors qu’il vit seul suite au décès récent de sa femme et qu’il a du mal à trouver la force de continuer à vivre. A-t-il cherché à se suicider devant cette voiture… on ne le saura pas, ce qui est sur c’est que de cette rencontre naîtra une belle amitié !

Assez réticent à recevoir un étranger chez lui, qui de plus est un « criminel » comme il l’appel, il lui dira vite qu’il a bien besoin de sa présence…, surtout lorsqu’il apprendra qu’il est juif tout comme lui.

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Sans tout vous révéler… Leur rapprochement leur permettra de se dévoiler un peu plus à chaque visite. C’est vraiment une pièce où l’on va de surprises en surprises tout au long de sa durée. Et des ressemblances comme des différences entre ces deux hommes, s’ensuivra de nombreuses situations, révélations et histoires qui poussent au rire comme à l’émotion !

Au départ, lorsque l’on nous plante le décor, on pense que Ross est celui que l’on va « détester »… Finalement, on s’attache au personnage de Mister Green, touché devant sa solitude, sa difficulté à gérer à présent son quotidien, son histoire…, mais au personnage, à la gentillesse, et aux péripéties de Ross également !

La pièce est aussi prétexte à parler des difficultés à se faire accepter dans la société, à pouvoir s’accepter soi-même et faire sa vie comme on l’entend malgré tout, quand l’on est « différent ». Ce qui est très intéressant c’est le fait que cela soit traité sous les deux aspects : la souffrance pour la personne qui se sent rejetée, mais aussi finalement la souffrance pour celle qui rejette l’autre, notamment lorsque c’est un membre de la famille… « Le fait-elle vraiment par envie ou par un sentiment de devoir faire bonne figure devant les autres et devant ses convictions qui lui ont été transmises!? » c’est la question que cette pièce soulève. Un sujet finalement toujours très d’actualité !

J’ai aussi trouvée  la musique entre les scènes très bien choisies, elle collait magnifiquement bien avec l’intrigue : des morceaux de violon très langoureux.

Piece.1692

 

 

 

 

On comprend mieux ses quatre nominations aux Molières
et sa traduction dans plus de vingt-cinq langues.

 

 

 

 

 

 

Si vous allez la voir,
vous y passerez surement un très beau moment !

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