Cela faisait un moment que j’avais repéré la date de sortie de « Whiplash ». Cependant, si le synopsis m’avait tout de suite attiré, la bande annonce, qui traduit la violence de l’histoire, m’avait laissé dubitative. Puis un ami est allé le voir et a adoré, tellement qu’il y est allé deux fois. Je me suis donc enfin décidée à le découvrir à mon tour.

Et en effet, je comprends très bien son engouement et son envie de le voir à nouveau. Si je ne peux pas dire qu’il s’agit d’un coup de cœur, je l’ai cependant beaucoup apprécié !

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Ce qui m’a plu : le film se concentre sur la pratique instrumentaletout d’abord en grande passionnée que je suis, puis parce qu’il s’agit enfin d’un film qui ne nous fait pas croire à un génie artistique mais qui nous montre l’envers du décor – un film très vrai donc !

J’ai également apprécié suivre le personnage principal : sa relation intensive à la pratique instrumentale il vit avec la musique dans la peau –, son envie de travailler incessamment pour progresser et y arriver.

Le style musical choisi est en plus de cela : le jazz. Le film nous offre alors de chouettes passages musicaux.

Puis les deux acteurs principaux jouent vraiment bien !

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L’histoire est celle d’un jeune batteur, tout juste entré dans une école réputée de formation instrumentale professionnelle. Passionné et armé de persévérance, il se fait vite repérer par le chef d’orchestre de l’école qui entraine les meilleurs. Mais ce chef-là ne souhaite pas rester dans l’ombre toute sa vie et espère révéler le futur « Charlie Parker » ! Selon une légende : Charlie Parker, alors débutant, a failli se faire décapiter par une cymbale lancée par un musicien expérimenté. Ce dernier estimant le jeune homme pas à la hauteur. Ce professeur s’efforcera d’employer des méthodes à l’image de ce geste.

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Malgré la dureté, on se prend au jeu de cette lutte incessante entre l’élève et le professeur, de cette quête vers l’excellence… tout en détestant cet homme à la fois.

Une fois encore, le film nous dépeint une certaine réalité. Heureusement cela n’est pas toujours aussi poussé, mais il existe bel et bien des professeurs intransigeants et aigris parfois même au sein d’écoles d’amateurs –, rêvant de former de futurs génies. Pour ma part, je ne pense pas que l’humiliation comme la violence soit la meilleure méthode pour progresser… (comme je ne le pense pas pour l’éducation en général). Bon, heureusement, il en existe des supers aussi !

Pour avoir côtoyé les deux (je me souviens d’une prof de danse pire qu’exécrable)… ma passion et ma persévérance ont aidé, le soutien de ma famille aussi, mais tomber sur les bonnes personnes a beaucoup contribué ! Si mon enfance et mon adolescence ont été bercées par ma passion musicale, et qu’elle a perduré jusqu’à aujourd’hui, cela a été possible grâce à deux facteurs : d’une j’ai trouvé ce qui m’anime, j’ai cela dans la peau ça devient vite aussi nécessaire que respirer…mais aussi, j’ai été dans une école de musique formidable, où « partage », « joie » et « fête » étaient les maîtres mots. Bon, il fallait évidemment travailler. Si on ne faisait pas le stricte minimum, si on n’était pas en rythme, si on ne jouait pas juste… on se faisait également vite réprimander, mais je pense que ce qui primait c’était notre progression, et non pas l’image que l’on pouvait rejeter d’un professeur qui aurait donc de piètres élèves (je sais pas si vous me suivez). Puis je me souviendrai toujours d’une phrase du directeur (que l’on voyait comme sévère à l’époque) dite à la fin d’un examen :

«  L’erreur est humaine, alors on se fout des erreurs ! Affirmez juste votre personnalité ! ».

 

Un film qui m’évoque de chouettes souvenirs donc, tout en me faisant prendre conscience à nouveau du pourquoi j’aime tant la musique et surtout la pratique instrumentale… mais aussi de la bonne musique et une très belle réalisation !

 Crédit photos : © Sony pictures

 

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Que vous soyez musicien(ne) ou non, je vous le conseille vivement !