Ce week-end, j’ai été séduite par la pièce Carmen à tout prix de Sophie Sara. Une pièce de théâtre qui sort un peu du commun puisqu’elle allie, avec brio,  humour et opéra.

Les deux champs sont magnifiquement représentés puisque l’on rit, énormément, autant que l’on a plaisir à écouter les acteurs donner libre cours à leurs doux chants lyriques.

© rauzier.com

Une pièce vraiment très drôle que je peux que vous conseiller. Si la bande annonce nous en promet déjà beaucoup, on n’en ressort pas déçu, au contraire !

C’est une pièce fort plaisante, composée de sketches à répétition, que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas gâcher la surprise puisque c’est justement cela qui est si agréable : on va de surprises en surprises du début à la fin. Quant aux interprétations musicales, on est également en présence d’habiles chanteurs aux très belles voix – Sophie Sara (mezzo soprano), Ariane-Olympe Girard (soprano), Mathieu Sempéré (ténor), Bertrand Monbaylet (baryton) et Philippe Moiroud (baryton) – j’ai particulièrement apprécié la voix du ténor, pour sa sonorité comme pour sa puissance.

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Pour orchestrer cette belle prouesse, ils ont choisi rien d’autre que l’un des Opéras les plus célèbres : « Carmen » de Bizet (d’après une nouvelle de Mérimée), qui en ravira plus d’un. – Un opéra que l’on ne présente donc plus, traitant notamment des sujets de l’indépendance de la femme et de l’amour passionnel, mais qui doit aussi sa renommée à sa somptueuse musique. – On a plaisir à le voir prendre vie sous nos yeux. On se régale à l’écoute des beaux airs de Bizet, qui nous semblent si familiers.

« notecuivreeL’amour est enfant de bohème Il n’a jamais, jamais, connu de loi Si tu ne m’aimes pas, je t’aime
Et si je t’aime, prends garde à toi Prends garde à toi. »

© arianeolympe.com

 

L’intrigue montée de toutes pièces par Sophie Sara – que l’on retrouve aussi dans la peau du personnage central Carmen – est celle d’un théâtre dont le personnel technique comme artistique a décidé de faire grève mais, pour le directeur des lieux, c’est inenvisageable : il compte bien jouer la pièce coute que coute.

Les dernières personnes non grévistes sont alors réquisitionnées et se voient attribuer un rôle …même s’ils sont plutôt des acteurs de l’ombre habituellement. D’autres personnes sont appelées à la rescousse … .

 

Quant aux costumes et aux décors, pas le temps de faire dans le sophistiqué, ils seront façonnés avec les éléments trouvés sous la main …allant même jusqu’à entrainer le directeur à se faire le narrateur de la pièce – j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette caractéristique de la mise en scène.

De ces situations de dernières minutes, de ces réalisations de bric et de broc ou encore de la présence d’un gréviste bien décidé à perturber le bon déroulement de la pièce … découleront de nombreux moments hilarants, pour notre plus grand plaisir.

La narration montée de toute pièce par Sophie Sara – que l’on retrouve aussi dans la peau du personnage centrale Carmen – est celle d’un théâtre dont le personnel technique comme artistique a décidé de faire grève mais le directeur c’est inenvisageable : il compte bien jouer la pièce coute que coute. Les dernières personnes non gréviste sont alors réquisitionné et se voit attribué un rôle …même s’ils son plutôt généralement des acteurs de l’ombre. D’autres personnes sont contactées à la dernière minute, les costumes et les décors sont façonné avec les éléments sous la main …allant même jusqu’à entrainer le directeur à se faire le narrateur de la pièce – j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette caractéristique de la mise en scène également. De ces situations de dernières de minutes, de ces réalisations de bric et de broc ou encore de la présence d’un gréviste bien décidé à perturber le bon déroulement de la pièce … découleront de nombreux moments hilarants, pour notre plus grand plaisir.

 

Cette enthousiaste adaptation de Carmen permet également d’amener toute personne à enfin se rendre à la découverte de cet Opéra si renommé. En offrant de le voir sous un nouveau jour, elle satisfera les non adeptes de l’opéra tout comme ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de le voir sur scène et même les plus férues ayant déjà vu l’œuvre une centaine de fois.

J’aime beaucoup leur formulation : « Le « Carmen » de Bizet se voit offrir un ravalement
de façade en bonne et due forme »
. Ils la qualifient aussi de « véritable grand écart insensé entre l’opéra classique et la comédie détonante ».

Il ne s’agit pas de modifier l’histoire de l’Opéra, qui reste elle fidèle à l’originale, mais bien de l’agrémenter de passages plus cocasses qui vont venir l’enrichir, nous la faire voir sous un nouveau regard, rendre peut-être moins fade pour certains la 101ène contemplation de cette œuvre!?… . Tout en nous permettant de profiter le plus possible de l’œuvre en elle-même, en nous offrant une mise en scène de la quasi totalité de ses airs. Tout est fait pour que l’on puisse passer un bon moment et que l’on ressorte de la salle à nouveau conquis par Carmen.

 

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Vraiment une très belle interprétation. Il y a vraiment presque rien à redire.

Pour nous ébahir, nos cinq compagnons ont plus d’un tour dans leurs sacs.
Ils sont tous plus attachants et drôles, chacun dans son genre. Ils nous épatent également tous,
en nous dévoilant bien plus d’une casquette chacun. Sans oublier la présence sur scène de trois musiciens !

Comme on dit « Ils sont drôles, ils sont beaux, ils sont talentueux… » …ils méritent bien d’être soutenus ! En tout cas moi ils m’ont bien plu et je vous souhaite de les découvrir aussi !

« notecuivreeToréador en garde Toréador, toréador ! Et songe bien, oui, songe en combattant, Qu’un œil noir te regarde
Et que l’amour t’attend, Toréador, L’amour, l’amour t’attend
. »

Actuellement sur les planches du théâtre Trévise à Paris jusqu’au 2 janvier 2016

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