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Aujourd’hui, je vais vous présenter une école un peu particulière. Un pensionnat innovant, dont on rêverait tous, je suis sure !

Vieux de 135 ans,
il a toujours cherché à concevoir un programme éducatif de qualité,
un enseignement différent, loin des sentiers battus et des conventions.

Aujourd’hui encore, cette école (du primaire au lycée), nommée le Rosey et située à Rolle en Suisse, vise le meilleur programme possible pour ses élèves. Au sein d’une école voyant déjà les choses en grand, Philippe Gudin et sa femme les directeurs actuels du Rosey depuis 1980 – ont souhaité aller encore plus loin en y intégrant l’art, au sens Très large, afin de développer la créativité, la sensibilité, l’ingéniosité… des élèves.

Petit à petit, ils en sont venus à la conclusion de la nécessité de construire sur le campus, un lieu destiné à l’art et au développement des élèves par l’art (je vous explique tout cela plus en détails un peu plus loin).

 

Au départ, rien ne semblait destiner Philippe Gudin à se retrouver de nouveau dans une école :
il a toujours trouvé le système scolaire inintéressant, lui reprochant d’être trop axé sur un savoir « livresque », trop scolaire justement… .

Ce qui l’intéressait donc, comme ses prédécesseurs, était de pouvoir participer à
la mise en place d’une approche éducative différente
.
Ce qui l’a séduit a donc été la possibilité de réaliser cela au sein du Rosey :
« j’ai trouvé une école magnifique aux plans humains, scolaire et sportif ;
j’ai rêvé d’une école plus perspicace encore ».

Si le gros point négatif de cette école est qu’elle est réservée aux enfants de riches (apparemment des Vraiment très riches) du monde entier – l’école est qualifiée de « plus cher du monde » avec un coup de 120 000 francs suisses (environ 111 000 euros) par année scolaire et se donne pour mission de former les « leaders de demain » –, cet ouvrage reste très intéressant puisqu’il questionne notre système scolaire traditionnel et imagine celui du futur.

 

Le mois dernier, alors que je candidatais pour la première fois à la masse critique de babelio, j’ai été sélectionnée pour faire la critique de ce bel ouvrage qui présente ce beau projet & le remarquable travail architectural de ce lieu.

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Au début du mois – un peu comme mon anniversaire avant l’heure -, dans ma boîte aux lettres :
jolie réception de ce beau cadeau aux allures automnales

 

« Paul & Henri Carnal Hall Les arts au service de l’éducation ! Une vieille idée si moderne ! » de Philippe Gudin,

 

venu tout droit de Suisse !

Passionnée de culture en général et très attirée et intéressée par les questions d’éducation/de sensibilisation, notamment à l’art … ce livre semblait fait pour moi.

 

Je vais commencer aujourd’hui par vous faire découvrir cet ouvrage.
Dans un second article,
je vous présenteraice qui m’intéresse le plus, évidemment – :
toutes les idées qui gravitent autour de ce beau projet (et ont gravité pour lui permettre de voir le jour)
et tous ce qu’un tel lieu pourrait bien apporter concrètement aux élèves.

 

Un beau livre pour faire connaître le projet

Cet ouvrage, d’une taille d’envergure, est un beau livre bilingue français-anglais alternant texte et jolies photos du lieu et de sa construction.

Divisé en deux parties :
Dans la première partie, nous découvrons ce projet noble et ambitieux ;
Philipe Gudin nous explique sa vision, l’importance d’un tel bâtiment au sein d’un campus éducatif, ses enjeux, sa modernité… .
La seconde partie, conçue sous forme d’une interview avec l’architecte Bernard Tschumi,
se focalise sur ce talentueux architecte et sur son travail entrepris pour la réalisation de ce splendide lieu destiné au projet.

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Un lieu destiné au développement des élèves par l’art

Ce fameux lieu, destiné au projet – celui de concevoir un lieu destiné à l’art dans toute sa pluralité au sein même du Rosey -,  « Le Paul & Henri Carnal Hall », a été inauguré le 27 juin 2014.

Avant « le projet Carnal Hall », les enseignements artistiques du Rosey se déclinaient en : musique, chant, théâtre et danse. Avec ce nouveau lieu, les possibilités sont décuplées :

« salles de dessin, sculpture, peinture, photographie, art de la main, fabrication de décors et costumes ; des salles de musique pour chaque type d’instrument, de travail pour les orchestres classiques et rock, de répétition pour les chœurs, de danse, de classes ; une Black Box pour le théâtre et les techniques de son et lumière ; une cuisine d’apprentissage et son restaurant d’application. Une salle de concerts qui accueille 900 personnes et, sur scène, un orchestre symphonique et un chœur au complet. Lieu qui peut aussi devenir salle de conférences, de théâtre, de cinéma, de réunion, de fêtes. Mais sans compromission : l’acoustique et les installations techniques sont d’abord celles d’une salle de concerts »

Le Carnal Hall permet donc aux élèves de découvrir l’art, de s’y exercer, de se présenter sur scène en public… mais aussi d’assister régulièrement à des spectacles d’envergure grâce à l’accueil régulier de troupes théâtrales et des orchestres. A ces occasions, le lieu ouvre à l’ensemble des résidents de la région.

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Des directeurs passionnés

Une petite partie nous raconte également l’histoire de Paul & Henri Carnal, deux hommes qui se sont endettés pour permettre à cette école de voir le jour, de vivre et de perdurer. Deux hommes passionnés par ce qu’ils entreprenaient, qui se sont donné cœur et âme à l’éducation… . Paul et Henri Carnal, le père et le fils, ce sont les fondateurs du Rosey. Voilà pour le petit passage un peu émouvant !

 

L’architecture

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En ce qui concerne l’architecture, ce nouveau bâtiment a été imaginé telle une coupole circulaire qui rassemble et qui laisse passer la lumière. Un lieu au sein duquel l’on peut voir l’extérieur (le campus et sa verdure…) de l’intérieur. Un lieu au sein duquel tous les élèves peuvent se retrouver, un lieu ouvert sur l’art et sur le monde en quelque sorte. Une partie également très intéressante qui nous dévoile les coulisses de sa construction, l’idée folle d’un lieu si moderne à côté de l’architecture magistrale des années 1880 des bâtiments dédiés à l’enseignement, un lieu très beau qui innove autant qu’il rassemble. Ne dérogeant pas à sa réputation, avant de réaliser ce magistral lieu, l’architecte aurait même « cherché à connaître et à comprendre le Rosey, à ressentir son atmosphère et à s’imprégner de sa vie ». Si l’une des priorités de ce lieu a été de privilégier l’acoustique, le choix de cet architecte de renom a aussi été déterminé par ses qualités de mélomane averti.

 

Au vu de la longueur de l’article, comme expliqué plus haut, j’ai préféré le scinder en deux.
Après vous avoir présenté ce bel ouvrage, la seconde partie sera consacrée au fond du sujet :
toutes les idées qui gravitent autour et qui ont pu permettre l’imagination d’un tel projet
& tout ce qu’un tel lieu permet du point de vue éducatif – car
c’est vraiment cela qui est très intéressant, passionnant… important et exemplaire !

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