Samedi 17 octobre 2015, le théâtre de la ville de Paris célébrait le « Blues à Chicago » avec la présence de Mud Morganfield – qui est nul autre que le fils de Muddy Waters (McKinley Morganfield de son vrai nom, chanteur emblématique du blues à Chicago du siècle dernier qui en a influencé plus d’un : les Rolling Stones, Led Zeppelin, AC/DC… « Ses tournées européennes, et en particulier britanniques, ont une influence prépondérante sur une génération d’apprentis rock stars : The Rolling Stones lui empruntent le titre d’une chanson [« Rollin’ Stone » est le titre d’une chanson de Muddy Watters], Led Zeppelin […] s’inspirent très largement dans l’un de leurs premiers succès (« Whole Lotta Love » ) du « You Need Love » composé par Willie Dixon pour Waters […]. Et la filiation est claire entre le « You Shook Me All Night Long » d’AC/DC et le « You Shook Me » de Waters. » Universal Music).

Mud Morganfield continu quant à lui sur les pas de son père, puisqu’il est également chanteur blues.

 

Vêtu de son costume le plus scintillant, Mud Morganfield, très expressif, a su mettre la salle en folie avec sa voix grave et ses chants blues.

En plus de chanter remarquablement et de savoir mener le show, vous imaginez bien qu’il danse aussi très bien : on a eu droit à un petit passage de ses talents de danseur.

Les musiciens étaient aussi tous très bons  : un guitariste – électrique pour le côté rock’n roll baby -, un pianiste – qui « jouait du piano debout ♪ » et même avec ses pieds et ses fesses (si si je vous assure… bon pendant un très bref moment, je vous l’accorde) -, un contrebassiste, un joueur d’harmonica – j’adore énormément l’harmonica, on a pu écouter de beaux solos – et un batteur.

Lors d’un morceau, le contrebassiste et le joueur d’harmonica répondaient en chœurs au chanteur, un passage que j’ai beaucoup apprécié, dommage que ce n’était pas plus récurrent, cela rendant si bien cette harmonie entre cette voix grave et celles davantage dans les médiums des musiciens.

© Davide Gostoli

Mud Morganfiel a également un très bon contact avec le public, s’adressant à nous entre quasiment chaque morceau, in english, of course.

On a également eu droit à un super bis d’un chouette morceau, très connu, qui était évidemment (je l’aurais parié) une reprise de son père : Mannish boy de Muddy Waters.

© Wendy Rowe

En conclusion : un super concert, de ceux dont on ressort le sourire aux lèvres. Un concert très rythmé et très appréciable, avec une super ambiance, une très belle voix et de la musique de qualité !
Seul petit bémol : dommage d’avoir organisé un tel concert assis, on se serait bien laissé porter un peu plus !

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