Grâce à ma liseuse, j’en profite de temps à autre pour lire des classiques que l’on peut trouver gratuitement en format numérique (et légalement, sur les mêmes sites où vous avez l’habitude d’acheter vos livres, ces ouvrages étant tombés dans le domaine public). J’ai donc eu envie d’enfin découvrir le célèbre roman de Dumas.

Bien qu’ayant été rédigé en 1844, Les trois mousquetaires se lit très facilement, tout en étant très bien écrit.

« Anne d’Autriche avait alors vingt-six ou vingt-sept ans, c’est-à-dire qu’elle se trouvait dans tout l’éclat de sa beauté. Sa démarche était celle d’une reine ou d’une déesse ; ses yeux, qui jetaient des reflets d’émeraude, étaient parfaitement beaux, et tout à la fois pleins de douceur et de majesté. Sa bouche était petite et vermeille, et quoique sa lèvre inférieure, comme celle des princes de la maison d’Autriche, avançât légèrement sur l’autre, elle était éminemment gracieuse dans le sourire, mais aussi profondément dédaigneuse dans le mépris. Sa peau était citée pour sa douceur et son velouté, sa main et ses bras étaient d’une beauté surprenante, et tous les poètes du temps les chantaient comme incomparables. Enfin ses cheveux, qui, de blonds qu’ils étaient dans sa jeunesse, étaient devenus châtains, et qu’elle portait frisés très clair et avec beaucoup de poudre, encadraient admirablement son visage, auquel le censeur le plus rigide n’eût pu souhaiter qu’un peu moins de rouge, et le statuaire le plus exigeant qu’un peu plus de finesse dans le nez. »

C’est un roman plaisant, même si je n’ai pas Énormément accroché du fait qu’à certains moments je lui ai trouvé certaines longueurs (et surement car il est vrai que ce n’est pas non plus exactement mon type de lecture, malgré une véritable envie de le découvrir).

Ce qui m’a plu :

Notamment être le témoin d’une amitié très soudée de nos quatre inséparables. Suivre le quotidien de ces quatre mousquetaires qui, bien que partageant de nombreuses similitudes, ont aussi chacun leur caractère propre bien marqué.

De plus, on se laisse tout de même porter par l’intrigue faite de missions à accomplir, de vengeances, de belles à sauver ou à défendre, de confidences, de collaborations entre nos quatre mousquetaires, de stratégies… .

J’ai également aimé découvrir Paris, et certains coins de France, à une époque reculée. Suivre la vie à la cour (entre Louis XIII, la reine Anne d’Autriche, le cardinal de Richelieu, Milady de Winter, mais aussi le duc de Buckingham…) – j’ai d’ailleurs aimé le fait que malgré ce soit un « monde d’hommes », la femme a tout de même une place dans ce roman, même si ce n’est pas toujours à son avantage (entre une reine soumise à la bonne volonté de son mari le Roi – bien qu’elle soit habile pour faire comme bon lui semble -, une Milady complètement folle et une Mme de Chevreuse qui se retrouve toujours prise au piège de toutes les situations conflictuelles… ).

Puis voir comment toutes les intrigues sont mêlées, se rejoignent au final… .

 

 

Ce qui m’a beaucoup amusé est la présence de certains passages au sein desquels l’auteur s’adresse directement au lecteur  :

« Cependant, que nos lecteurs se rassurent : si d’Artagnan oublie son hôte ou fait semblant de l’oublier, sous prétexte qu’il ne sait pas où on l’a conduit, nous ne l’oublions pas, nous, et nous savons où il est. Mais pour le moment faisons comme le Gascon amoureux. Quant au digne mercier, nous reviendrons à lui plus tard. »

« Heureusement, le lecteur se le rappelle ou ne se le rappelle pas, heureusement que nous avons promis de ne pas le perdre de vue. »

« Au reste, ou nous avons mal exposé le caractère de notre chercheur d’aventures, ou notre lecteur a déjà dû remarquer que d’Artagnan n’était point un homme ordinaire. »

« Puis d’Artagnan, comme le sait bien le lecteur, auquel nous n’avons pas caché l’état de sa fortune, d’Artagnan n’était pas un millionnaire »

« Et maintenant, emportés que nous sommes par notre récit, laissons nos trois amis rentrer chacun chez soi, et suivons, dans les détours du Louvre, le duc de Buckingham et son guide. »

Pour finir, je ne peux que vous conseiller ce chouette avis, très enthousiaste et détaillé, qui m’a d’ailleurs donné l’envie de me lancer à la lecture de ce célèbre romanplume-lien

 

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