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Categorie : Au fil des pages

La tresse – Laetitia Colombani

27 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

 

Une très belle découverte !

Une histoire forte, qui fait réfléchir, qui nous fait entrer dans des vies parfois si éloignées des nôtres, nous fait découvrir une autre culture, nous rend rêveur(se) parfois aussi ou également fière d’être une femme… .

Un roman qui se lit très facilement. On est rapidement happée par les différentes histoires, on a envie d’en savoir davantage et de découvrir où tout cela va nous mener. Il n’y a pas non plus de passages trop longs ou inutiles, tout est fluide et agréable… .

On y rencontre trois femmes fortes aux quatre coins du monde : Inde pour la première, Sicile pour la seconde et Canada pour la troisième ; chacune venant de milieux différents : l’une appartient à la caste des Intouchables, une fille d’artisans et une avocate.

Trois histoires pour un court roman, on regrette alors que l’auteur ne nous en dit pas plus, on aimerait savoir la suite… mais on comprend que l’intérêt est ailleurs ! Plus qu’un roman, cette œuvre se veut une ode, et une source d’inspiration, à ces femmes fortes, maitresses de leur chemin à parcourir malgré les épreuves et les réactions décourageantes de certains.

Il est vrai que la couverture et le titre sont guère parlant, on peut se demander ce qui se cache derrière… . Pour ma part en voyant des affiches du livre je n’imaginais pas du tout cela, puis c’est ma mère – après en avoir appris davantage dans la géniale émission La grande librairie – qui me l’a offert. Quant au titre, on ne comprend qu’à la fin toute sa signification et toute sa valeur.

Au départ, les trois histoires nous semblent tellement étrangères les unes des autres que l’on se demande par quel tour de force l’auteur va les faire se croiser. Et c’est une fois encore uniquement à la fin que l’on décèle cela – bien qu’avant les dernières pages, on devine au fur et à mesure, avec plaisir (découvrant de la sorte le coup de maître de l’auteur), quel va être le dénouement – et que cela prend tout son sens. C’est finalement avec brio que l’auteur a tissé son histoire.

Ce que l’on apprécie également avec cette œuvre : bien qu’elle ne soit pas tirée d’une histoire vraie, elle s’inspire au final de la vie de tellement de femmes et elle assemble pour nous ce que notre monde, aujourd’hui international, relie sans que nous ne puissions réellement ressentir cet indénombrable échange mondial qui se joue à notre issu.

 

Un petit roman qui se lit très vite, à savourer ! Et à lire, et relire, en cas de découragement !

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Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

3 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

J’ai adoré ce roman. Il m’a tenu en haleine sur plusieurs semaines, chaque jour j’avais envie de lire ne serait-ce quelques pages afin de savoir la suite et de retrouver son atmosphère paisible – on s’y sent en effet bien dans son univers.

Il s’agit d’une intrigue inspirée de la vie du philosophe René Descartesvous savez peut-être mon amour « récent » pour les biographies -, qui remet bout à bout de nombreux éléments connus de son histoire. Le roman s’intéresse à la période durant laquelle il est tombé amoureux d’une servante, qui de plus était beaucoup plus jeune que lui, avec qui il aura un enfant qu’il assumera mais qu’il cachera tout comme son amante.

L’histoire nous est contée sous le regard de la jeune femme – Héléna -, une femme forte et cultivée. Petite, elle demanda à son frère de lui apprendre à lire et à écrire, par la suite elle profitera de toutes les occasions offertes pour apprendre davantage, notamment grâce au philosophe. Pour sa fille, elle ne voit bien sûr que le même chemin !

Savoir lire et écrire est tout d’abord ce qui fera sa force mais aussi ce qui intriguera puis charmera le philosophe, la rendant différente.

J’ai beaucoup apprécié la façon dont l’auteur a transformé par moments ce livre en une ode à la beauté des mots. Si elle est avide d’apprendre, l’héroïne, en même temps qu’elle étoffe son vocabulaire, étudie la sonorité des mots, nous conte l’amour qu’elle porte à leur beauté, la bizarrerie de certains, le dégout pour d’autres aussi… .

C’est intéressant de suivre cette femme qui malgré le rang qu’on lui réserve s’est toujours imposée, s’affirmant comme étant pas moins que les autres et maitre de sa destinée. Elle fera tout pour s’élever, usant de son apprentissage pour gagner sa vie différemment tout en ayant en tête l’envie d’agir pour que d’autres puissent avoir la même chance qu’elle.

C’est tout aussi intéressant d’en apprendre davantage sur la vie d’un philosophe du XVIIème siècle.

C’est également touchant d’être témoin de cet amour fort, dont rien ne semblait pouvoir briser, malgré les convenances leur permettant guère de le vivre au grand jour comme ils l’auraient souhaité.

Un roman à la fois beau pour les valeurs véhiculées et fort émotionnellement. On découvre deux personnalités « atypiques » chacune à leur façon mais qui se rejoignent en étant tous deux des êtres réfléchis et tournés vers l’avenir en quelque sorte. Les émotions quant à elles se bousculent : on est tantôt heureux pour Helena, tantôt on ressent pleinement l’injustice vécue qu’on souhaiterait voir s’estomper.

Plus largement, cette œuvre nous permet d’en apprendre davantage sur les conditions et habitudes de vie de l’époque, que ce soit des servantes, valets, personnes modestes ou plus aisées… .

J’ai également beaucoup apprécié l’insertion d’un dernier court chapitre nous apprenant de quels éléments l’auteur s’est servi pour tisser son histoire.

 

Un vrai coup de cœur pour ce livre, dont je me suis régalée à sa lecture, que je vous conseille donc fortement !  

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Les chemins de la Chartreuse De Saint Bruno à Balzac – Jean Sgard

11 Juin 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

Les chemins de la Chartreuse De saint Bruno à Balzac est une jolie lecture qui nous amène à la découverte du massif de la Chartreuse. Le récit s’étend sur près de neuf siècles, de la recherche d’un territoire désert par le moine Saint Bruno souhaitant s’isoler du monde à son développement et exploitation par l’homme, puis à sa renommée en faisant un lieu touristique.

Ce que j’aime avec la masse critique de Babelio : contribuer à sortir de mes habitudes et découvrir des œuvres littéraires vers lesquelles je ne me serais peut-être pas tournée en priorité, et souvent cela se révèle être une belle surprise.  Au final, je me régale tout autant à lire de tels ouvrages que des romans, il faut vraiment que je m’y intéresse plus sérieusement !

Mais pour cela, il faut dire que si j’ai vraiment apprécié cette lecture, c’est grâce à deux aspects : cette œuvre est très agréable à lire puisqu’elle est très bien écrite et se lit presque comme un roman historique ; tout en étant en même temps exposée tel un document de recherche très détaillé appuyant ses propos surs de nombreuses citations, en faisant un ouvrage très intéressant apportant de nombreuses informations.

L’auteur présente son œuvre sous le joli descriptif de « promenade littéraire » mais l’ouvrage, composé en chapitres portants chacun sur un sujet différent (toujours autour de la Grande Chartreuse), se révèle être encore plus que cela. La quatrième de couverture souligne d’ailleurs joliment « Cette balade littéraire et humaine, pleine d’anecdotes savoureuses, nous permet de découvrir d’une autre façon ce beau parc naturel régional de Chartreuse. »

 

 

Il nous y est narré l’installation du moine Saint Bruno dans une Chartreuse alors déserte, l’évolution de l’édifice – le monastère – La Grande Chartreuse, le développement des différents chemins – pour transporter le bois, chemin de commerce, chemin touristique, chemin difficile d’accès… – et ainsi l’importance des chemins pour développer un territoire, les nombreux auteurs qui sont venus en Chartreuse et qui ont écrit à son propos, comment Louis XIV a participé à la déforestation de la montagne pour faire planter des arbres déjà grands dans les jardins de Versailles, différentes descriptions de la Grande Chartreuse – le massif et le monastère – parfois élogieuse parfois décrivant un lieu effrayant et en piteux état par différents types de visiteurs, l’éclosion des différents guides de la Grande Chartreuse, les conditions de vie et de travail de ses différents habitants… et bien d’autre encoreil y a tant à découvrir qu’une seule lecture ne suffirait pas à tout emmagasiner –.

 



Cette lecture fût vraiment agréable d’un bout à l’autre. Certains passages m’ont plus marqués que d’autres, bien sûr, bien que dans l’ensemble tout soit intéressant à découvrir.

J’ai beaucoup aimé le chapitre vantant les plaisirs de la marche.
« Il était réservé à Jean-Jacques Rousseau de faire connaître à ses contemporains la noblesse de la marche. Marcher dans les villes et les  villages de l’Ancien Régime est une pratique pénible, souvent dangereuse, réservée au peuple. […] Ce que l’on trouve sous sa plume, c’est tout d’abord une célébration de la marche en pleine nature. »

Encore un passage intéressant : la découverte d’un « livre d’or » dans le monastère recensant ses nombreux visiteurs et sa variété. « Des noms souvent aristocratiques et des inscriptions dans toutes les langues […] quelques peintres français […]. Nos deux visiteurs ont rassemblé, non sans humour, les remarques des visiteurs, et parfois leurs commentaires (« mauvais ! mauvais ! ») ; et ils ont recopié les meilleurs poèmes, plus de quarante au total, et on s’étonne de voir tant de textes en vers latins ou français ou anglais, souvent très bien tournés, et signés par des étudiants, des avocats, des pasteurs, des commerçants, des pharmaciens, des botanistes, et même par trois villageois qui s’expriment en dialecte franco-provençal. »

L’ouvrage est également agrémenté de plusieurs images ou cartes en noir et blanc venant illustrer les propos. Seul petit défaut, j’ai trouvé qu’elles ne sont parfois guère lisibles ou trop sombres et perdent donc de leur intérêt, c’est dommage.

 

Une œuvre que je relierai donc à nouveau avec plaisir !

 


 

 

Un grand merci donc à Babelio et aux éditions Presses Universitaires de Grenoble ! Cela fait toujours plaisir de recevoir un tel joli ouvrage dans sa boîte aux lettres !

 

Avec l’ « amusante » mention « Service de presse », hihi, j’adore.

 

 

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Les vies multiples d’Amory Clay – William Boyd

23 Avr 2017 | 2 réponses
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

Après avoir adoré la géniale autobiographie de la musicienne Patti Smith, une chouette biographie de la photographe Amory ClayWilliam Boyd réussi avec succès à nous conter la biographie de son personnage inventé de toutes pièces, se servant de vieilles photos pour appuyer ses propos ou bien parfois c’est l’image qui fait naître l’anecdote.

Encore une femme artiste et de caractère qui a tout fait pour vivre de sa passion. Elle a enchainé les missions pour pouvoir percer et exercer : de son exposition sur les lieux de débauche Allemands, aux lieux mondains… avant de se consacrer à son destin de reporter de guerre (de 39 d’abord puis du Vietnam ensuite) – la guerre qui a beaucoup marqué sa vie.

On y découvre la photographe passionnée et engagée mais aussi ses nombreux amantselle devait être très jolie femme –  qui la gardaient tous dans leur cœur et étaient prêts à tout pour elle, même si elle n’était plus dans leur vie qu’un doux souvenir.

On y suit donc sa vie professionnelle comme personnelle – qui n’a pas toujours été facile -, ses aventures, les différentes phases de sa vie de Londres à New York, en passant par Paris, des années modestes et d’autres plus bourgeoises.

Le tout est très bien écrit et très bien décrit – on se laisse prendre au jeu. J’aime ces biographies qui se lisent comme un roman.

Un roman à la lecture duquel on ne s’ennuie pas une seconde tellement sa vie a été très bien remplie et pleine de retournements.

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84, Charing Cross Road – Helene Hanff

15 Jan 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

 

 

J’ai été déçu par la fin que je n’imaginais pas si triste, bien que savoir le succès qu’a connu cette jolie histoire réchauffe le cœur aussi, mais j’ai été charmé par cette correspondance : entre Hélène Hanff – une américaine qui cherchait à percer en écrivant, passionnée évidemment de livreset une librairie londonienne à partir de 1949 et durant plus de vingt ans.

J’aime beaucoup ce format sous forme de lettres qui rend d’autant plus concrète l’histoire, puis il y a l’humour et l’audace d’Hélène qui s’en dégage, sans oublier sa gentillesse.

Il est toujours amusant de voir comment l’écrit peut rapprocher les gens, sans s’être jamais vu.

Puis l’histoire est d’autant plus étonnante lorsque l’on sait qu’elle s’est réellement déroulée.

 

Au final, je le conseille vivement, c’est à lire !

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Harry Potter mania

13 Nov 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

Les vacances de la Toussaint ont aussi rimé avec retrouvaille avec l’univers Harry Potter.

Après avoir lu tous les livres (et vu tous les films), je ne pouvais évidemment pas laisser de côté ce nouveau tome qui est le texte de la pièce de théâtre jouée sur Londresque j’aimerais bien aller voir aussi d’ailleurs -.

 

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Si on ne retrouve pas la plume de J.K. Rowling (et le texte n’a d’ailleurs pas été écrit par elle), toute la magie qu’elle a su apporter par ses détails, l’ambiance qu’elle a su créer… – on a ici parfois davantage l’impression d’être dans un roman « d’action »-, j’ai adoré retrouver les personnages et leur descendance. Et pour preuve, je n’avais plus envie de les quitter à la fin…, j’aurais bien prolongé l’histoire encore un peu… . Sans donc dire que j’ai adoré, je me suis cependant régalée à replonger dans cet univers qui a tant fait rêver notre génération (et surement celles qui suivent aussi…).

 

Quant au magazine, je ne l’ai pas encore fini – ahah– mais il est très intéressant, il nous pousse à nous attarder sur des concepts qu’on n’avait pas soulignés… . Je vous en dirai donc plus quand j’arriverai à la fin.

 



Il me tarde maintenant la sortie du nouveau filmLes animaux fantastiques – !,
écrit cette fois bien par J.K. Rowling elle-même.

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La vie de Liszt est un roman – Zsolt Harsanyi

24 Août 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

Franz Liszt (1811 – 1886) est un pianiste virtuose que j’aime beaucoup, appartenant à la période romantique (ma préférée). Si son confrère Chopin est davantage connu et apprécié (peut-être parce que plus accessible), je lui ai toujours préféré Liszt, qui était d’ailleurs considéré comme le meilleur pianiste de son temps. Comme Paganini l’a fait pour le violon (ils sont d’ailleurs de la même époque et c’était l’ambition de Liszt de chercher à l’égaler), Liszt a fait considérablement évoluer la technique pianistique.

D’origine Hongroise, il a cependant longtemps vécu à Paris et a voyagé énormément, on suit alors ses aventures dans toute l’Europe.

Ce qui m’attirait dans ce roman, et qui a été confirmé par la suite, c’est qu’on ne suit pas uniquement la vie de Liszt mais celle de tout le monde artistique de l’époque mais aussi de la société de l’époque. Liszt a en effet côtoyé Chopin (qui était son grand ami), Wagner (qu’il admirait énormément), Paganini, Saint-Saënspour la musique – mais aussi Victor Hugo, George Sand, le facteur de pianos Erad… ainsi que de nombreuses personnes de la noblesse.

Le titre colle également à merveille à son histoire tant sa vie a été riche en expériences, en voyages, en rencontres… . On se croirait même parfois dans un roman tel que Don Juan ou Les liaisons dangereuses… tant il était un homme à femmes : on le disait très beau, il était amoureux de « toutes » ou surtout, jusqu’à la fin de sa vie, toutes étaient amoureuses de lui au point qu’il n’a jamais été seul, avait l’embarras du choix et s’est retrouvé plusieurs fois avec des femmes prêtes à tout pour vivre près de lui.

Après avoir adoré l’autobiographie de Patti Smith au printemps dernier, si bien racontée sous la jolie plume de l’auteur, je me suis à nouveau régalée à suivre les aventures de Liszt (malgré que l’enchainement de toutes ses liaisons ait fini par être lassant – bien que c’était parfois comique !, vous rigolez autant que vous en apprenez sur l’artiste -), à découvrir des anecdotes, comment il est devenu davantage compositeur qu’artiste, son ambition, ses grands projets … .

On ferme la dernière page en ayant l’impression de connaître mieux l’artiste, on se sent proche de lui, tout en passant un bon moment. Je devrais lire des biographies plus souvent !

 

 

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Virtuoso ostinato – Philippe Carrese

22 Juin 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

Une jolie découverte mêlant saga familiale et musique. L’histoire est très rocambolesque, et pleine de retournements inattendus. Un livre vraiment prenant, plus les pages défilent plus on a hâte de découvrir la suite !

Et pour cause, on ne s’ennuie pas une seconde tellement il regorge d’intrigues. A la fois, histoire de famille unie malgré tout, histoire de la vie d’un petit village italien où tout le monde se connait, histoire d’amour impossible mais aussi roman de la passion musicale, de celles qui vous prennent aux tripes… . Le tout sous fond d’Italie rurale, d’un Milan resplendissant ou encore d’un Marseille décrit comme insalubre, et même de champs de bataille… nous sommes au début du XXième siècle.

Mais bien avant de se passionner pour l’histoire, c’est le style qui nous enthousiasme, dès les premières lignes. Il est vraiment très bien écrit.

« Puis trois garçons qui lui ressemblent à en faire pâlir d’envie n’importe quel copiste sorti des Beaux-Arts. » « Sur le dernier rang se sont étalés d’autres villageois ; quelques vieilles encore alertes qui n’auraient raté la noce sous aucun  prétexte »

Les émotions alternent quant à elles entre rire et compassion. Les personnages, pour lesquels on finit par s’attacher, ont tous un caractère bien trempé rendant les situations plus cocasses les unes des autres : du père rustre à la vieille dame reconnue pour ses nombreux amants en passant par le voisin opportuniste et la grand-mère italienne acariâtre. Sans oublier la douce Ofelia et les jeunes avides de découvertes.

On y suit Marzio, sa famille, les habitants du village italien San Catello et ses étranges visiteurs. Tandis qu’à San Catello on y vit en grande partie de la terre, un ingénieur, en échange d’un peu d’aide, va leur prédire une grande fortune venue de la pierre… . Va alors s’ensuivre tout un périple pour trouver la richesse clamée… mais à quelles conditions !? Voilà comment débutent les grands chamboulements amenés dans ce paisible village. Et alors que le père s’acharne à transformer son terrain en champs de mines et que tous misent leur espoir sur cette prédiction, Marzio rêve d’autre chose : s’échapper grâce à la musique… .

Côté musique, c’est un plaisir de lire de tels passages, très détaillés et de façon très poussée. Sont conviés de nombreux contemporains de l’époquel’histoire se déroule début XXième. L’auteur est un connaisseur ou est très documenté.

« Ravel a souhaité ce mécanisme sophistiqué sensé reproduire le son d’un cymbalum à partir d’un piano pour l’interprétation de sa Tsigane » (Ravel ou encore Liszt sont en effet allés enregistrer la musique populaire tsigane, dans une idée de conservation tout d’abord, puis ils ont souhaité retranscrire des éléments musicaux dans leurs compositions, dont notamment transposer le jeu du cymbalum sur piano).

« Marzio aurait aimé lui raconter les plus talentueux, lui expliquer les harmonies de Ravel, les mélodies de Fauré. Il aurait voulu lui clouer le bec avec la démarche et les compositions de Varèse, le génie de Stravinsky. Il ne lui vient à l’esprit que la déroute financière de Satie et les délires mystiques de Scriabine. »

L’histoire se déroule en Italie mais il est amusant d’y trouver des descriptions d’une ville de ma région natale, Marseille – l’auteur est d’ailleurs marseillais -, ou encore de Nogent-sur-Marne, une jolie ville que je connais bien désormais se trouvant à deux pas de chez moi.

 

 

Je me languis maintenant de découvrir la suite !, puisque l’auteur n’a pas écrit un, ni deux, mais trois tomes pour cette belle aventure… .

 

 

 

Et profitez-en pour écouter la magnifique Tzigane de Ravel ! notecuivree

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L’œuvre marquante Just Kids de Patti Smith

19 Avr 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

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J’aime beaucoup le style rock et la voix rauque de Patti Smith, sans être toutefois une « fan » de l’artiste. Puis j’ai découvert ce livre. J’en avais entendu parler, beaucoup, souvent en bien, etje me demande pourquoi je ne me suis pas précipitée dessus avant. Waouh ! Quelle claque ce livre ! Il rentre définitivement dans mes préférés. Il m’a beaucoup touché, il est très inspirant aussi et surtout très beau. Un ouvrage très fort émotionnellement, qui véhicule beaucoup de choses aussi… . C’est un livre très marquant.

Autant j’aime l’univers musical de Patti Smith, d’autant plus j’adore sa plume ! Puis quelle histoire !

J’ai apprécié chaque partie de ce livre.

S’il me semble n’avoir guère lu de biographies, encore moins d’autobiographies, j’ai  adoré celle-ci. On y découvre l’être derrière l’artiste ainsi que le développement de la pensée artistique de Patti Smith, tout comme celle de son ami Robert Mapplethorpe – que l’on finit par apprécier tout autant qu’elle -, qui a une place prépondérante  et c’est notamment ce qui est si agréable. Plus que des faits, on entre dans les pensées, les questionnements, la passion vive de l’artiste.

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Comme j’ai pu en parler dans cet article, l’ouvrage commence en évoquant brièvement son enfance pour ensuite se focaliser sur sa rencontre et les années communes qu’elle a passée avec son amant de l’époque Robert Mapplethorpe. Alors jeunes et pleins de rêves, ils vivent comme ils peuvent, mais en faisant tout leur possible pour arriver à réaliser et ne jamais perdre de vue ce qui les anime : devenir artistes plasticiens. Tandis que Patti Smith a toujours eu la fibre de l’écriture, elle a en effet commencé par s’exercer au dessin, au côté de l’un des êtres auxquels elle tient plus que tout. Une première partie énormément consacrée à l’art, une réflexion autour de ce qu’elle procure et sur tout l’intérêt de la choisir comme sens à sa vie… . Une partie que j’ai adorée et trouvée très inspirante.

S’ouvre ensuite une seconde partie durant laquelle, Robert Mapplethorpe ayant affirmé son homosexualité, on ressent comment cette nouvelle situation de leur duo les a affecté autant l’un que l’autre. J’ai trouvé très beau ce lien si fort qui les unit, l’amour inconditionnel qu’ils ont partagé et cette envie – cette promesse de toujours veiller l’un sur l’autre malgré tout.

On y découvre également de nombreuses personnes qui ont pu aider, et pousser, Patti Smith dans son cheminement artistiqueau-delà du fait que Patti Smith et Robert Mapplethorpe étaient déjà un moteur artistique l’un pour l’autre – ; mais aussi toutes les personnes qui ont pu l’inspirer : on y parle de Woodstock, des Rolling Stones, de Jimmy Hendricks…, un livre résolument très rock. Parallèlement, on suit également l’avancée artistique de Robert Mapplethorpe ainsi que les séances photos qu’il a pu faire avec Patti Smith pour modèle. Le livre est d’ailleurs très agréable en accompagnant ses propos de clichés en noir et blanc, permettant ainsi de mieux visualiser ce qui nous aient contés et de rendre cette histoire encore plus concrète.

Puis la dernière partie est davantage consacrée au revirement de situation de Patti Smith – comment elle est revenue à l’écriture pour de bon, ainsi qu’à la musique puis au lancement de sa carrière de musicienne. Et pour clôturer cette partie, qui en comparé du reste ressemble à un survol trop rapide, la fin s’est révélée tellement belle, touchante et très très émouvante. Un beau message d’amour à celui qui a été comme son double, autour duquel finalement, vous l’aurez compris, l’œuvre a été construite. Plus qu’une autobiographie, il s’agit presque d’une double biographie de ces inséparables, ces deux passionnés ardents d’art, sous le regard aimantet la pensée si réfléchie de Patti Smith.

 

 

 

On referme cette œuvre en se sentant presque, j’ai envie de dire, beaucoup plus proche de l’auteur. J’ai aussi aimé y découvrir une très belle personne.

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Une femme, d’après mon ressenti, avec beaucoup de classeau sens large du terme -, modeste bien qu’étant grandiose, et avec une très belle pensée.

 

J’ai maintenant très envie de découvrir ses autres ouvrages, notamment Glaneurs de rêves qui traite de son enfance, et M Train qui semble se dérouler davantage après Just Kids et qui est présenté comme parlant beaucoup plus de sa musique.

 

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Vivre d’art et de nature

15 Mar 2016 | 2 réponses

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Bella vita. Dehors le monde gronde, mais aujourd’hui le printemps pointe un peu le bout de son nez ! Et cela fait tellement de bien… Ce que j’aime cette époque de transition, de renouveau de la nature

Le soleil était au rendez-vous ce week-end, des journées propices à aller découvrir de nouvelles balades, à arpenter de nouveaux paysages… . Une petite pause qui fait tant de bien… que l’on se serrait presque cru en vacances, idéal pour repartir de plus belle.

Marcher encore et encore profiter du soleil, admirer la vue, puis rentrer en bus le sourire aux lèvres, se dire que l’on a le temps… . Passer par le bois, l’observer au travers de la vitre… se sentir apaisé et ressentir la chance d’avoir, même un petit peu, la nature à deux pas.

(Bientôt les pelouses seront bondées, les gens vivront dehors, ça rigolera… et rien que cela me met en joie.)

Puis profiter des dernières lueurs d’une douce journée pour se plonger dans un livre, faire résonner quelques notes de musique puis passer un bon disque il n’en faudrait guère plus.

 

 

 

En ce moment je lis Just kids de Patti Smith. C’est au début déroutant de découvrir cette autobiographie, on a l’impression que l’auteur se confie à nous… puis cette dernière laisse place à celle de suivre un « roman ». L’artiste nous raconte son admiration pour l’art (dans toutes ses formes : dessin, poésie, musique…) dans son enfance puis durant sa jeunesse avec son compagnon de l’époque Robert Mapplethorpe. Bien avant qu’elle soit musicienne, à l’époque où, comme lui, elle s’imaginait devenir une artiste « plasticienne ». J’adore suivre ses réflexions sur l’art, comment l’art l’a guidé et lui a offert le sens de sa vie depuis toujours, comment alors qu’ils avaient si peu d’argent – enchainant les petits boulots le jour – ils se retrouvaient le soir pour dessiner, créer, réfléchir, rêver et à quel point cela les rendait heureux, même si ce n’était pas toujours facile tous les jours.

C’est inspirant.


Un autre joli texte inspirant et qui fait du bien à lire.

 

Les arbres sont encore un peu dégarnis mais… j’adore cette vue !

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Ce que j’aime découvrir de nouveaux coins de nature…
(et puis le soleil qui fait mal aux yeux, et qui se reflète sur l’eau…)

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