41tajyCAe5L._SX303_BO1,204,203,200_J’en attendais peut-être trop de ce roman, mais cette lecture a été une belle déception.

Le résumé disait : « Vatanen est journaliste à Helsinski. Alors qu’il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. […] Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s’enfonce délibérément dans la nature. Ce roman-culte des pays nordiques conte les multiples aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche en guise de sésame. »

Puis comment ne pas succomber à cette couverture irrésistible !? (J’hésiterai presque à le revendre rien que pour ça, pour vous dire..).

La première déception a été celle de la place du lièvre dans le roman. J’imaginais qu’il avait beaucoup plus de place que cela, que ce n’était pas un lièvre ordinaire, peut-être qu’une vraie complicité puisse exister entre eux… S’il est vrai qu’il lui a surement permis de rencontrer beaucoup de monde, et de se lier avec beaucoup de monde (baladez-vous dans la rue avec un chien et de nombreux passants vous parleront, c’est bien connu), il n’a au final qu’un rôle minime (Il ne parle même pas !? Oui je sais, c’est très mauvais d’idéaliser un livre avant de le lire..).

La grande qualité de ce livre est cependant que l’on ne s’ennuie pas une seconde tant les aventures de Vatanen et son lièvre se succèdent et sont toutes différentes. Puis, malgré toutes les mésaventures arrivées à ces deux compagnons, le roman arrive tout de même à nous faire ressentir un certain apaisement de la nature : on le suit dans cette traversée sans destination, coupée de la routine et des obligations du quotidien, à travers la campagne nordique.

La seconde déception a donc été que le roman est assez négatif, on suit les aventures de Vatanen, oui mais quelles aventures !? Chaque nouvelle rencontre est propice à de nouveaux problèmes. Vatanen fini bien souvent par retomber sur ses pattes, mais j’aurais aimé pouvoir lire qu’un tel projet celui de partir à travers la nature puisse apporter plus de satisfaction, des moments de contemplation, d’admiration, des bonnes rencontres pour changer… .

Pour finir, il faut dire que si j’en attendais beaucoup, la 4ème de couverture nous en promettait beaucoup aussi : « Il invente un genre : le roman d’humour écologique ». J’ai bien peur qu’il ne m’ait guère fait rire.

Au final, je ne vous déconseillerai pas de le lire – au contraire, ne serait-ce pour vous faire votre propre avis – car ce livre n’est pas un navet, mais de le lire en sachant à quoi s’attendre : suivre les Mésaventures d’un homme qui ne sait plus où il en est, en compagnie de son lièvre qui lui vaudra de nombreuses attentions. Je l’apprécierai peut-être mieux lors d’une seconde lecture !

Après cela reste mon ressenti, je suis d’ailleurs curieuse de savoir ce que vous en avez pensé/ressenti si vous l’avez déjà lu ? Ou n’hésitez pas à revenir ici me dire votre avis quand vous l’aurez lu si cet article vous donne envie de le découvrir par vous-même – !

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