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© Photo personnelle – Prague, 2010

C’est un peu un pléonasme de parler de « faire du bien » lorsqu’il s’agit d’art. Comme si l’art pouvait être négatif… S’il est vrai que l’art peut nous émouvoir parfois jusqu’aux larmes, l’art estje crois pouvoir l’affirmer – source de joie, de bonheur, de grandes émotions… mais aussi de partage ! Et c’est pour tout cela que je l’aime tant !

J’ai toujours « admiré » les artistes osant investir l’espace public. Il faut tout de même du courage puisque certains ne sont pas toujours réceptifs. C’est certes un moyen de trouver un public, ça agace parfois… mais souvent cela anime« donne la vie » si on le prend au sens littéralaussi, regroupe les gens et fait sourire ! Et je trouve cela très beau !

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© Photo personnelle – Dublin, 2011

Certains ont bien compris cela et s’en amusent,
cherchant toujours davantage à faire {sou}rire les gens !

 

Ou encore cet orchestre qui demande aux passants de les diriger.

 

Il y a également le concept du « Flash mob » qui consiste notamment à créer un effet de surprise chez les passants, en commençant à jouer seul ou à deux pour finir en véritable orchestre symphonique. En cherchant un peu, on en trouve dans tous les genres et dans tous les lieux à travers de nombreux coins du monde. Vous pouvez jeter un coup d’œil : à celle-ci ou encore celle-ci.

 

Et du côté de la littérature…

© Peter Wüthrich

J’aime beaucoup cette œuvre « La pharmacie littéraire » du photographe allemand Peter Wüthrich. Je la trouve à la fois très poétique visuellement – j’ai horreur du monde médical, mais ce que j’aime à travers cette photo ce sont ses couleurs puis elle me fait davantage penser à des essences choisies pour ses vertus par un guérisseur, puis évidemment pour l’idée qu’elle dégage -, et à la fois c’est tout à fait ça : je crois qu’il n’y a pas de meilleur remède, de meilleur « anti-dépresseur », que la littérature et l’art en général.

 

A ce sujet, j’aime beaucoup l’émission littéraire La grande librairie et dans les « actualités », je vous conseille leur émission du 31 mars dernier qui rend hommage à l’écrivain américain Jim Harrison – une jolie description qui en nous le montrant comme un homme qui a toujours été très proche de la nature et de son chien, qui s’est intéressé au sort des indiens ou encore comme un personnage avec un sacré caractère j’ai l’impression, m’a assez donné envie de découvrir ses œuvres -, en présence de l’écrivain David Foenkinos – dont j’aime énormément la plume si poétique – qui présente son nouveau livre dont le sujet me fait encore plus languir de le lire

Le synopsis

« En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs. »

ou encore d’Antoine Leiris, un homme aux propos très humanistes qui après avoir publié sur les réseaux sociaux une lettre intitulée «Vous n’aurez pas ma haine» sort un ouvrage portant le même nom – il raconte notamment, dans l’émission, que bien sur il y a eu des moments où il a pu le ressentir, mais il ne se laissera pas guider par elle.

 

Pour finir, quelques citations de l’œuvre « Écrire » de Marguerite Duras, qui me donne bien envie de m’y plonger aussi…

« Écrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. »

« Si on savait quelque chose de ce qu’on va écrire, avant de le faire, avant d’écrire, on n’écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine.

Écrire c’est tenter de savoir ce qu’on écrirait si on écrivait – on ne le sait qu’après – avant, c’est la question la plus dangereuse que l’on puisse se poser. Mais c’est la plus courante aussi. »

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