On est nombreux à adopter comme philosophie de vie « passer une grande partie de son temps à voyager, et l’autre partie à préparer son futur voyage » – je ne déroge pas à la règle !

 

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Si la culture a une place primordiale dans ma vie, voyager – dans un sens large du terme – en est la seconde essence.  J’ai beau adorer la décoration, faire en sorte d’avoir un bel intérieur, à mon goût, cosy… rien n’y fait, je suis peu casanière ; j’ai soif d’extérieur, d’aller voir la beauté du monde.

Si j’aime tant les voyages – et plus largement la découverte de lieux inconnus –, c’est qu’il y a à mon sens tant de choses à voir, tant d’endroits à explorer, tant d’atmosphères dont s’imprégner, tant de cultures à découvrir… .

Lors de voyages, c’est aussi souvent parmi ces moments-là que se créent certains des plus beaux souvenirs, même les mésaventures ont dans ces contextes-là une saveur particulière.

 

Il y a eu :

La Provence « de fond en comble » (ma région natale), la Lozère, l’Auvergne, le Périgord, l’Aveyron, le Cantal, la Dordogne, la Sologne, l’Angleterre, Prague, Dublin, Stockholm, Lyon, Paris et L’Ile-de-France (mon nouveau terrain d’exploration au quotidien), Lille, Saint-Malo, Nantes, les châteaux de la Loire, Honfleur, Etretat…

J’ai envie de découvrir :

l’Ecosse, les Fjords des pays du nord, la Suède, la Norvège, Copenhague, Montréal, l’Italie, découvrir davantage la Bretagne, la Laponie, Annecy, l’Alsace et ses marchés de noël, Bordeaux, la région autour du lac Leman, la Savoie, l’Islande, le Japon …

 

 

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[Si cette partie avait un titre, elle s’appellerait « Ne vous faîtes pas avoir ! »]

 

Puis… il a failli y avoir Edimbourg cet étémoi qui adore Londres je crois bien que je risquerai de lui préférer sa capitale écossaise, ses belles façades en pierre, sa nature imposante avec même la présence d’un volcan éteint au sommet duquel on peut se hisser, sa proximité avec la mer...  – mais la mairie en aura décidé autrement.

Il y a trois ans, ma carte d’identité expirant et connaissant ma folie des voyages, je me suis empressée de la faire renouveler. Mais voilà, j’ai eu beau insister, clamer que ça m’enchantait guère… on m’a affirmé que je ne pouvais pas refaire ma carte d’identité, une nouvelle loi indiquant que les cartes réalisées entre 2004 et 2014 (ce qui est mon cas – elle a été faite en 2004) sont prolongées de 5 ans, sans que cela soit indiqué sur votre carte (pas super tout ça !). Depuis, je me suis rendue à Londres l’été dernier en Eurostar sans problème, comme quoi il faut croire que la loi n’a pas été assez communiquée et que c’est bien compliquée tout ça… et surtout pas vraiment une bonne idée.

Puis, en début de semaine dernière, nous nous sommes donc rendu à l’aéroport, attendant impatiemment de prendre un avion pour nous envoler vers un voyage dont nous avons tant parlé, préparé avec tant de frénésies… . Nous allons pour enregistrer le bagage, l’hôtesse regarde ma carte d’identité, le fait confirmer à son collègue d’à côté… et là le choc, voilà qu’ils m’annoncent froidement –  à ce moment-là, je me demande si c’est bien vrai ou pasque je ne peux pas partir et voilà que nous découvrons le pot aux roses : cette loi s’applique uniquement si vous étiez majeur au moment de la réalisation de la carte (en 2004, j’avais alors 13 ans).

 

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Avec le recul on se dit que ce n’est pas grave – bien que la colère contre la mairie, et surtout contre cette loi stupide avec tant de subtilités et nous amenant à nous retrouver avec une carte qui pourrait être valide dans les dires mais périmée sur le papier, ne soit pas passée -, qu’on ira la prochaine fois mais ce voyage nous aurait fait tant fait de bien, on s’y était tant projeté… ; il était la promesse de beaux moments, de dépaysement, de prendre le temps de vivre pleinement chaque instant, aussi de soirées passées dans les pubs à boire de la bière et à écouter de la musique live, de belles découvertes et de doux souvenirs.

Si comme j’ai pu le dire en début d’article, des mésaventures de voyages se transforment souvent dans ce contexte-là en souvenirs amusants, celle-ci – et pour cause, on n’était pas encore parti -, je ne la souhaite à personne.  Si vous rentrez dans ce cas (et que vous n’avez pas de passeport, comme c’est mon cas, erreur n°2… mais bon 80 euros…), j’espère que vous aurez la chance de passer par ici et de lire ces phrases avant de vivre la même injustice, foncez en mairie la faire refaire !

 

 

Si l’on n’est donc pas parti, cela commençait pourtant bien… : c’était amusant d’apercevoir Juliette du chouette blog Je ne sais pas choisir (l’une des premières blogueuses que je suis) et son énorme sac jaune à quelques rangs devant nous dans la file d’enregistrement des bagages. Je me suis donc un peu consolé en suivant ses superbes vidéos et photos de l’Ecosse sauvage (bien que nous ayons décidé de nous consacrer uniquement à Edimbourg lors de ce séjour, mais nous rêvons aussi de nous rendre dans la campagne Écossaise, sa nature sauvage, ses moutons…  une prochaine fois).

J’ai hâte maintenant de découvrir son article.

 

 

A défaut d’avoir la chance de vous parler d’Ecosse et de sa charmante Edimbourg (quand on tient un blog on se réjouit pour plusieurs causes, on se languit de partir, on a hâte de raconter à ses propres le charme de la destination choisie mais aussi d’en parler et montrer de jolies photos sur son blog ), c’est alors l’occasion de vous partager un petit texte rédigé à la suite d’un chouette séjour à Saint-Malo en 2015, reflétant assez toute le charme des voyages dans son ensemble :

 

 

 

 

Les yeux encore ensommeillés mais avec l’excitation d’arriver sous de nouveaux cieux, vers de nouveaux lieux, un beau matin d’été, nous nous sommes empressés de rejoindre le hall de gare. De celui qui affiche des destinations d’un bout d’océan, la gare des tee-shirts rayés comme je m’étais amusée à le souligner. C’était le mois d’août, le 14 du mois, et l’heure des festivités allait bientôt sonner. Assis sur la banquette qui filait à toute allure, le temps alternait entre repos et littérature. Arrivés sur le quai, c’est la tempête qui nous a surprises. Les  rockers étaient là eux aussi, venus festoyer le temps de 3 jours. Puis il a fallu braver la pluie tombant à grosses goutes, admirer la mer sous une pluie diluvienne, se rendre à l’évidence : notre parapluie n’était pas forcément de bonne compagnie, le vent aura eu raison de nous. Tout autour de nous, tout n’était que cirés jaunes et grosses bottes de pluie. A cette fête nous n’avions pas les règles du jeu, et mes pieds mouillés les enviaient.

Puis la valse a repris son cours, confirmant le dicton « après la pluie, le beau temps ». Vint alors le temps des balades le long de la plage, prendre de la hauteur, prendre le large, laisser le soleil entrer dans notre peau et puis un coup de soleil. Tester les bonnes adresses, celles recommandés par les copains. Déguster de nouveaux mets et puis s’extasier devant une crêpe à la myrtille. Prendre le temps d’apprécier chaque instant, de rire de tout et de s’émerveiller de simples moments. Essayer d’emmagasiner tout cela et surtout de se créer de beaux souvenirs, notamment pour des jours qui auront grises mines.


 

  

 

 

 

Pour rattraper cela, je compte également en profiter pour enfin prendre le temps de continuer à vous parler de voyages réalisés avant le début du blog, après Londres, Brighton et Bristol (d’un voyage réalisé en été 2010), je vous prépare donc un article sur Prague (automne 2010), d’ici la fin de l’été.