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Categorie : L’amour des mots

Les voyages : Les plus beaux moments & amer cauchemar

2 Août 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie L'amour des mots

On est nombreux à adopter comme philosophie de vie « passer une grande partie de son temps à voyager, et l’autre partie à préparer son futur voyage » – je ne déroge pas à la règle !

 

©Pixabay

Si la culture a une place primordiale dans ma vie, voyager – dans un sens large du terme – en est la seconde essence.  J’ai beau adorer la décoration, faire en sorte d’avoir un bel intérieur, à mon goût, cosy… rien n’y fait, je suis peu casanière ; j’ai soif d’extérieur, d’aller voir la beauté du monde.

Si j’aime tant les voyages – et plus largement la découverte de lieux inconnus –, c’est qu’il y a à mon sens tant de choses à voir, tant d’endroits à explorer, tant d’atmosphères dont s’imprégner, tant de cultures à découvrir… .

Lors de voyages, c’est aussi souvent parmi ces moments-là que se créent certains des plus beaux souvenirs, même les mésaventures ont dans ces contextes-là une saveur particulière.

 

Il y a eu :

La Provence « de fond en comble » (ma région natale), la Lozère, l’Auvergne, le Périgord, l’Aveyron, le Cantal, la Dordogne, la Sologne, l’Angleterre, Prague, Dublin, Stockholm, Lyon, Paris et L’Ile-de-France (mon nouveau terrain d’exploration au quotidien), Lille, Saint-Malo, Nantes, les châteaux de la Loire, Honfleur, Etretat…

J’ai envie de découvrir :

l’Ecosse, les Fjords des pays du nord, la Suède, la Norvège, Copenhague, Montréal, l’Italie, découvrir davantage la Bretagne, la Laponie, Annecy, l’Alsace et ses marchés de noël, Bordeaux, la région autour du lac Leman, la Savoie, l’Islande, le Japon …

 

 

©Pixabay

 

[Si cette partie avait un titre, elle s’appellerait « Ne vous faîtes pas avoir ! »]

 

Puis… il a failli y avoir Edimbourg cet étémoi qui adore Londres je crois bien que je risquerai de lui préférer sa capitale écossaise, ses belles façades en pierre, sa nature imposante avec même la présence d’un volcan éteint au sommet duquel on peut se hisser, sa proximité avec la mer...  – mais la mairie en aura décidé autrement.

Il y a trois ans, ma carte d’identité expirant et connaissant ma folie des voyages, je me suis empressée de la faire renouveler. Mais voilà, j’ai eu beau insister, clamer que ça m’enchantait guère… on m’a affirmé que je ne pouvais pas refaire ma carte d’identité, une nouvelle loi indiquant que les cartes réalisées entre 2004 et 2014 (ce qui est mon cas – elle a été faite en 2004) sont prolongées de 5 ans, sans que cela soit indiqué sur votre carte (pas super tout ça !). Depuis, je me suis rendue à Londres l’été dernier en Eurostar sans problème, comme quoi il faut croire que la loi n’a pas été assez communiquée et que c’est bien compliquée tout ça… et surtout pas vraiment une bonne idée.

Puis, en début de semaine dernière, nous nous sommes donc rendu à l’aéroport, attendant impatiemment de prendre un avion pour nous envoler vers un voyage dont nous avons tant parlé, préparé avec tant de frénésies… . Nous allons pour enregistrer le bagage, l’hôtesse regarde ma carte d’identité, le fait confirmer à son collègue d’à côté… et là le choc, voilà qu’ils m’annoncent froidement –  à ce moment-là, je me demande si c’est bien vrai ou pasque je ne peux pas partir et voilà que nous découvrons le pot aux roses : cette loi s’applique uniquement si vous étiez majeur au moment de la réalisation de la carte (en 2004, j’avais alors 13 ans).

 

  

©Pixabay

Avec le recul on se dit que ce n’est pas grave – bien que la colère contre la mairie, et surtout contre cette loi stupide avec tant de subtilités et nous amenant à nous retrouver avec une carte qui pourrait être valide dans les dires mais périmée sur le papier, ne soit pas passée -, qu’on ira la prochaine fois mais ce voyage nous aurait fait tant fait de bien, on s’y était tant projeté… ; il était la promesse de beaux moments, de dépaysement, de prendre le temps de vivre pleinement chaque instant, aussi de soirées passées dans les pubs à boire de la bière et à écouter de la musique live, de belles découvertes et de doux souvenirs.

Si comme j’ai pu le dire en début d’article, des mésaventures de voyages se transforment souvent dans ce contexte-là en souvenirs amusants, celle-ci – et pour cause, on n’était pas encore parti -, je ne la souhaite à personne.  Si vous rentrez dans ce cas (et que vous n’avez pas de passeport, comme c’est mon cas, erreur n°2… mais bon 80 euros…), j’espère que vous aurez la chance de passer par ici et de lire ces phrases avant de vivre la même injustice, foncez en mairie la faire refaire !

 

 

Si l’on n’est donc pas parti, cela commençait pourtant bien… : c’était amusant d’apercevoir Juliette du chouette blog Je ne sais pas choisir (l’une des premières blogueuses que je suis) et son énorme sac jaune à quelques rangs devant nous dans la file d’enregistrement des bagages. Je me suis donc un peu consolé en suivant ses superbes vidéos et photos de l’Ecosse sauvage (bien que nous ayons décidé de nous consacrer uniquement à Edimbourg lors de ce séjour, mais nous rêvons aussi de nous rendre dans la campagne Écossaise, sa nature sauvage, ses moutons…  une prochaine fois).

J’ai hâte maintenant de découvrir son article.

 

 

A défaut d’avoir la chance de vous parler d’Ecosse et de sa charmante Edimbourg (quand on tient un blog on se réjouit pour plusieurs causes, on se languit de partir, on a hâte de raconter à ses propres le charme de la destination choisie mais aussi d’en parler et montrer de jolies photos sur son blog ), c’est alors l’occasion de vous partager un petit texte rédigé à la suite d’un chouette séjour à Saint-Malo en 2015, reflétant assez toute le charme des voyages dans son ensemble :

 

 

Les yeux encore ensommeillés mais avec l’excitation d’arriver sous de nouveaux cieux, vers de nouveaux lieux, un beau matin d’été, nous nous sommes empressés de rejoindre le hall de gare. De celui qui affiche des destinations d’un bout d’océan, la gare des tee-shirts rayés comme je m’étais amusée à le souligner. C’était le mois d’août, le 14 du mois, et l’heure des festivités allait bientôt sonner. Assis sur la banquette qui filait à toute allure, le temps alternait entre repos et littérature. Arrivés sur le quai, c’est la tempête qui nous a surprises. Les  rockers étaient là eux aussi, venus festoyer le temps de 3 jours. Puis il a fallu braver la pluie tombant à grosses goutes, admirer la mer sous une pluie diluvienne, se rendre à l’évidence : notre parapluie n’était pas forcément de bonne compagnie, le vent aura eu raison de nous. Tout autour de nous, tout n’était que cirés jaunes et grosses bottes de pluie. A cette fête nous n’avions pas les règles du jeu, et mes pieds mouillés les enviaient.

Puis la valse a repris son cours, confirmant le dicton « après la pluie, le beau temps ». Vint alors le temps des balades le long de la plage, prendre de la hauteur, prendre le large, laisser le soleil entrer dans notre peau et puis un coup de soleil. Tester les bonnes adresses, celles recommandés par les copains. Déguster de nouveaux mets et puis s’extasier devant une crêpe à la myrtille. Prendre le temps d’apprécier chaque instant, de rire de tout et de s’émerveiller de simples moments. Essayer d’emmagasiner tout cela et surtout de se créer de beaux souvenirs, notamment pour des jours qui auront grises mines.

 

 

 

  

 

 

 

Pour rattraper cela, je compte également en profiter pour enfin prendre le temps de continuer à vous parler de voyages réalisés avant le début du blog, après Londres, Brighton et Bristol (d’un voyage réalisé en été 2010), je vous prépare donc un article sur Prague (automne 2010), d’ici la fin de l’été.

 

 

 

 

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Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

3 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

J’ai adoré ce roman. Il m’a tenu en haleine sur plusieurs semaines, chaque jour j’avais envie de lire ne serait-ce quelques pages afin de savoir la suite et de retrouver son atmosphère paisible – on s’y sent en effet bien dans son univers.

Il s’agit d’une intrigue inspirée de la vie du philosophe René Descartesvous savez peut-être mon amour « récent » pour les biographies -, qui remet bout à bout de nombreux éléments connus de son histoire. Le roman s’intéresse à la période durant laquelle il est tombé amoureux d’une servante, qui de plus était beaucoup plus jeune que lui, avec qui il aura un enfant qu’il assumera mais qu’il cachera tout comme son amante.

L’histoire nous est contée sous le regard de la jeune femme – Héléna -, une femme forte et cultivée. Petite, elle demanda à son frère de lui apprendre à lire et à écrire, par la suite elle profitera de toutes les occasions offertes pour apprendre davantage, notamment grâce au philosophe. Pour sa fille, elle ne voit bien sûr que le même chemin !

Savoir lire et écrire est tout d’abord ce qui fera sa force mais aussi ce qui intriguera puis charmera le philosophe, la rendant différente.

J’ai beaucoup apprécié la façon dont l’auteur a transformé par moments ce livre en une ode à la beauté des mots. Si elle est avide d’apprendre, l’héroïne, en même temps qu’elle étoffe son vocabulaire, étudie la sonorité des mots, nous conte l’amour qu’elle porte à leur beauté, la bizarrerie de certains, le dégout pour d’autres aussi… .

C’est intéressant de suivre cette femme qui malgré le rang qu’on lui réserve s’est toujours imposée, s’affirmant comme étant pas moins que les autres et maitre de sa destinée. Elle fera tout pour s’élever, usant de son apprentissage pour gagner sa vie différemment tout en ayant en tête l’envie d’agir pour que d’autres puissent avoir la même chance qu’elle.

C’est tout aussi intéressant d’en apprendre davantage sur la vie d’un philosophe du XVIIème siècle.

C’est également touchant d’être témoin de cet amour fort, dont rien ne semblait pouvoir briser, malgré les convenances leur permettant guère de le vivre au grand jour comme ils l’auraient souhaité.

Un roman à la fois beau pour les valeurs véhiculées et fort émotionnellement. On découvre deux personnalités « atypiques » chacune à leur façon mais qui se rejoignent en étant tous deux des êtres réfléchis et tournés vers l’avenir en quelque sorte. Les émotions quant à elles se bousculent : on est tantôt heureux pour Helena, tantôt on ressent pleinement l’injustice vécue qu’on souhaiterait voir s’estomper.

Plus largement, cette œuvre nous permet d’en apprendre davantage sur les conditions et habitudes de vie de l’époque, que ce soit des servantes, valets, personnes modestes ou plus aisées… .

J’ai également beaucoup apprécié l’insertion d’un dernier court chapitre nous apprenant de quels éléments l’auteur s’est servi pour tisser son histoire.

 

Un vrai coup de cœur pour ce livre, dont je me suis régalée à sa lecture, que je vous conseille donc fortement !  

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Évocation de la nature et de la musique, autour du thème de la neige

24 Fév 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie L'amour des mots

© Photo libre de droit Pixabay

Le mois dernier, un défi d’écriture sur le thème de la neige me faisait de l’œil affiché sur la page d’accueil de babelio (un site que j’apprécie beaucoup dédié à la littérature et plus largement à l’écriture), le thème entrant dans l’un des domaines qui m’inspirent le plus : la nature.

Inspirée par mon amour de l’art et de la nature, – mais aussi par la neige qui s’est faite attendre cette année (avec les températures exceptionnelles que nous avons/avons eu) -, mon texte a finalement pris je dirais une direction légèrement différente, se révélant être davantage un hymne à la nature en général ainsi qu’à la musique (par rapport donc au thème imposé : la neige). Le temps me manquant pour le modifier, et l’aimant bien comme il est finalement (bien qu’il y aurait surement matière à l’améliorer, voire à l’amplifier par la suite), j’ai décidé de le laisser ainsi pour le moment, ayant surtout fait ce concours plus pour m’amuser qu’autre chose puis car tout être prétexte à travailler l’écriture. Sans prétention donc, j’ai envie de le faire un peu vivre par ici.

 

Chaque jour, perché au plus haut point de son domaine, il regarde au loin, à la recherche de la mélodie qu’il ne se remémore plus. Cette année, l’hiver a été plus long à s’installer et il erre sans but.

Cependant… à trop regarder dans le vague, on se perd.
A trop espérer, on vacille…

Mais aujourd’hui, il y croit plus que jamais.
Il ouvrit lentement la lourde porte, tendit sa grosse botte à travers l’ouverture, sortit un pied dehors et s’enfonça dans la neige.
Hier encore tout n’était que de vert vêtu. Aujourd’hui, l’hiver a sorti son plumage blanc et tout semble différent.

Son avancée n’avait plus la même sonorité.
Le craquement de la neige gelée sous ses pas rendait la situation encore plus dramatique.
Le ciel bleu a cédé sa place à un épais brouillard et la nature a sombré sous un silencieux sommeil.
Même un oiseau trop aventureux semble s’être fait prit au piège.
Ses jolies couleurs trônent désormais – telle une statue sous du verre émaillé, au sein d’un royaume scandinave -, posées sur une fine branche glacée.
Dame nature impose sa loi et, sur son passage, personne ne lui résiste.

Désormais, seul résonnait son souffle luttant contre ce froid imposant.
Il avança à l’aveugle, dans ce paysage qu’il ne connait que trop bien, droit, grave, déterminé… Au bord de la falaise, il fît un dernier effort, comme pour repousser un ultime obstacle fait de brume compacte.
Il contempla la mer, tout était gelé. La côte, fraîche de la tombée des derniers flocons, scintille.

Puis il entendît un son… et alors il sut ! Les jours qui viendront ne seront plus les mêmes, le chant des oiseaux ne se fera plus entendre… mais le claquement des vagues sur les rochers sera remplacé par les sifflements aigus de la glace au contact du vent.

 

Quant à la dernière source d’inspiration de ce petit essai, je vous en parle très vite, je vous prépare un sujet un peu original pour le prochain article !

© Photo libre de droit Pixabay

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De l’amour dans l’air…

12 Fév 2015 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

LOVE

Fête des amoureux, fête de l’amour en général ou fête des amoureux de l’amour tout courtle 14 février est censé célébrer l’amour !

Puisque ce blog est avant tout culturel, et que j’adore les textes bien écrits, à la place de bonnes adresses ou bonnes idées, j’ai choisi de vous partager des textes sur ce sujet qui m’ont interpellé :

 

DÉFINITION DE L’ÊTRE-AIMÉ PAR ERIC-EMMANUEL SCHMITT

« Celui que vous aimez vous apparait comme un poisson dans l’eau ou un oiseau dans l’air. Il a passé un pacte avec la terre : il ne se déplace pas, il glisse; il ne se couche pas, il s’allonge.

[…] Il a passé un autre contrat, plus important celui-là, avec tout l’univers. Ils se sont entendus pour que l’univers lui montre toujours ce qu’il y a de plus beau; et que lui, de son côté, sache en faire admirer la splendeur.

Quand vous être auprès de lui, vous profitez, c’est une fête perpétuelle, le soleil n’est ni trop chaud, la pluie jamais trop froide, les jardins sentent toujours bon, les bancs de pierre sont doux.

La nature l’aime et le câline. Il n’a pas un visage comme les autres. Là aussi il y a un mystère. Les figures que l’on n’aime pas, on sait de quoi elles sont faites, on voit l’architecture d’os et de cartilages qui sous-tend le poil et la peau, il y a des plis, des rougeurs, des tombées flasques, des comédons vainqueurs, c’est assez répugnant. Mais le sien n’est pas de cette eau-là, il n’est d’aucune matière, […], il doit être fait en rêve.

Vous vous sentez toujours malade, laid, fatigué avant de le voir, et plein de vie dès qu’il est là. Toutes les horloges se détraquent : elles trainent  quand on l’attend et courent quand il est là. Vous vivez tout en double. Une fois pour vous, une fois pour lui, pour le lui raconter. Vous devenez poète. Vous êtes plus seul désormais. Quelque chose vous rattache à la vie. »

La nuit de Valognes _ Eric Emanuel-Schmitt

« Je suis presque sur l’autre soir c’est moi que vous avez regardé
je suis pendu par les pieds, tout rouge et le souffle coupé
à chaque fois que le hasard me dépose devant votre nez
je suis pendu à la cravate dans mon costume croc-macabé
il parait que vous faiblissez devant les hommes bien habillés
je suis tendu c’est aujourd’hui que je viens vous offrir ma vie
peut-être oserais-je parler à quelqu’un d’autre qu’à mes pieds.« 

C’est quand le bonheur _ Cali

La liste n’est surement pas exhaustive… mais je ne les ai pas relevé.

 

le_baiser_de_lhotel_hi

Que puis-je vous souhaiter.. si ce n’est énormément d’amour en tous genres !

Et je vous propose également de laisser vos textes préférés sur ce sujet en commentaire, je réaliserai un prochain post avec les plus beaux textes d’ici la fin du mois (en indiquant également bien sur par qui ils ont été partagés) !

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