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Categorie : Musique

Curiosité musicale #4 – Quand des géants du jazz manouche improvisent sur un grand de la musique classique

15 Août 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

On est nombreux à connaître le génie du jazz manouche Django Reinhardt – aussi idolâtré suite à un incendie l’amenant à perdre l’usage de deux doigts de la main gauche et ainsi à personnaliser son jeu guitaristique -, ce guitariste virtuose français d’origine tzigane du début du siècle dernier ; moins je pense à admirer son acolyte tout aussi talentueux, le violoniste français  Stéphane Grappelli.

 

Un duo reconnu comme étant à l’origine du genrele jazz manouche -.
Un style caractérisé par son swing, son rythme marqué, son rythme hors des temps, ses notes glissées… .
Ensemble, ils composèrent plusieurs morceaux
et improvisèrent sur de nombreuses autres œuvres.

Parmi celles-ci : le Concerto en ré mineur pour deux violons de Jean-Sébastien Bach.

 

Bach, compositeur baroque, est l’un des compositeurs que j’affectionne et admire le plus. Sa régularité rythmique créant un côté incessant, sa musique de caractère, sa sonorité… .

Quant au concerto en ré mineur pour deux violons de Bach, pas forcément la plus belle œuvre de Bach (ou du moins l’ai-je peut-être trop entendu) mais un classique incontournable par lequel tout violoniste est passé – !? –, du moins c’était le cas dans mon école de musique.

  

 

J’ai découvert le duo Reinhardt et Grappelli petite mais n’avais pas encore connaissance de cette interprétation. Quand je l’ai entendu bien des années plus tard, elle s’est alors associée à nombreux souvenirs. Et alors que – comme dit plus haut – j’en ai un peu marre de l’écouter, c’est un régal de la découvrir sous un nouveau genre, sous le style propre de notre duo.

Pour cette œuvre, Eddie South – violoniste américain de jazz swing qui découvrira en Europe la musique tzigane – donne la réplique à Grappelli pour ce concerto pour deux violons.

 

 

On a donc d’un côté une musique avec un rythme plutôt  carré, presque aucune fioriture  – pas de vibrato sur une œuvre de Bach (sur une œuvre baroque) dit-on !, enfin du moins si l’on voudrait rester fidèle au style de l’époquemais non dénué de caractère pour autant, voilà le génie de Bach ; et de l’autre une musique qui use des effets de style (vibrato, glissando…), un rythme qui swing, qui déstructure les rythmes (en rallongeant ou diminuant leur durée) enlevant ainsi leur côté trop carré… . Deux styles différents mais pas si opposés – comme le jazz, le baroque partage le goût de l’improvisation ou encore le contretemps – ne pas attaquer une note sur le temps – (avec l’usage de syncopes chez Bach) et surtout le rythme a une place prépondérante -, pas si surprenant que le mélange des deux va tellement à merveille. Le trio a alors fait sortir Bach des rangs, de son côté très carré… ils ont apporté de l’extravagance à Bach.

 




On perçoit parfaitement le thème au début, puis à partir de 50 secondes ils partent en improvisation et on reconnait alors bien leur patte, surtout à partir d’1 minute 10. Commence alors à ce moment-là à opérer la magie : le mariage de deux grands univers.

 

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Retour de concert #12 – Lisa Simone

31 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

Après l’avoir vu en 2015 pour un concert expressif et dynamique, un vrai show (elle a notamment changé plusieurs fois de costumes durant le concert, s’est rendue dans le public…), j’ai vu la chanteuse de jazz Lisa Simone pour la seconde fois dimanche 23 juillet dernier dans le cadre du Paris Jazz Festival.

 

 

On l’a alors retrouvé fidèle à elle-même : une telle énergie, une voix sublime et puissante ainsi qu’un sacré contact avec le publicque ce soit en prenant la parole entre chaque morceau, chantant dans le public ou venant à sa rencontre et serrer des mains -.

 

 

Ses musiciens – un guitariste, un bassiste et un batteur – sont aussi très bons ; les compositions musicales leur permettent également de se mettre en avant par moments.

 

 

Si c’était fou de pouvoir la voir pour presque rien (comme j’ai pu l’expliquer lors d’un précédent retour de concert, Paris Jazz Festival permet au public d’accéder à des concerts en plein air – dans le parc floral à Vincennesgratuitement en payant uniquement l’entrée du parc de 2 euros 50), c’était cependant étrange qu’une artiste avec une telle renommée soit programmée dans un tel lieu qui n’est au final pas si grand. Et effectivement, même en prévoyant d’arriver avec près d’une heure d’avance, il y avait déjà foule. C’était d’ailleurs la première fois que nous avons vu des barrières installées autour de l’espace scène.

Une fois encore nous n’avons pas pu nous asseoir, mais comme pour de nombreuses personnes cette fois-ci. Nous avons choisi de rester debout (et non de nous asseoir à l’écart dans le parc), l’artiste offrant un vrai spectacle presque autant visuel que musical.

Au final, nous nous sommes fait la réflexion qu’il était plus agréable d’assister debout à un concert d’une telle artiste et on regrettait la présence de sièges, n’encourageant guère l’ambiance instaurée par l’artiste.

Si elle est la fille de Nina Simone, elle n’oublie pas de le clamer,  et de lui rendre hommage en chantant quelques-unes de ses chansons au grand plaisir de ses admirateurs, on regrettera cependant que ce soit un peu trop.

Au final, on a donc passé un très bon moment musical !

 

Faites défiler le diaporama d’instagram, en cliquant au centre droit de la photo, pour voir la vidéo d’un extrait du concert.

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Retour de concert #11 – Laurent De Wilde & Ray Lema

20 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

Concert génial à quatre mains. Jolie découverte de ce duo pianistique grâce à l’extraordinaire Paris Jazz Festival qui nous permet de découvrir des musiciens de qualité – de manière assez folle on peut le dire : gratuitement (vous payez uniquement l’entrée du parc – 2 euros 50 -, autant dire que c’est donné) -, dans le cadre enchanteur du si joli parc floral à Vincennes qui vous permet par une douce journée d’été d’écouter de la musique dans un cadre champêtre.

 

Après avoir habité pendant un an et demi à Vincennes et avoir adoré notre passage dans cette ville entourée de nature, nous avions hâte de nous y rendre à nouveau. Nous avons donc commencé par profiter du bois et sommes donc arrivés un peu juste à 15h50 (le concert débutant à 16h), trouvant alors les sièges tous occupés. Nous nous sommes donc assis un peu à l’écart, en hauteur dans le parc afin de tout de même avoir une petite vue sur la scène que nous ne voyons guère mais le son y était toujours parfait ! (la prochaine fois nous arriverons plus tôt).

 

 

Après nous y être rendu plusieurs fois, c’est la première fois que nous assistons au concert assis dans l’herbe et c’est vrai que je me suis alors fait la réflexion que le concept est top pour venir faire découvrir la musique à des enfants, ou à des personnes guère adeptes du genre musical. En se mettant un peu en retrait dans le parc, il est possible d’écouter la musique tout discutant un peu ou autre et cela sans déranger les autres spectateurs ni avoir l’impression de ne pas profiter vraiment du concert (à part visuellement) puisque l’acoustique est toujours aussi bonne !

 

 

S’il y avait foule, c’est aussi qu’il y avait notamment un grand monsieur (que j’ai découvert) en la personne de Ray Lema, qui se démarque par sa diversité musicale, sa soif d’apprendre et son engagement.

Laurent De Wilde est un artiste né aux États-Unis mais qui a vécu en France au final depuis tout petit (il était alors âgé de 4 ans), mais qui repartira pendant 8 ans à New-York apprendre le piano jazz avant de s’installer en France, qui mène une double carrière de musicien jazz et d’écrivain.

Ray Lema, né au Congo, commencera par étudier le piano classique, il se tournera ensuite vers la guitare jazz avant de se diriger vers la musique traditionnelle du Congo aux prés des maîtres musiciens. En 1982, il s’installe en France où il collabore avec des groupes de la World Music mais il n’a pas oublié l’Afrique pour laquelle il souhaite voir se développer l’enseignement musical et est alors initiateur & parrain du projet de l’Université Musicale Africaine.

 

 

 

Deux univers donc et un amour commun pour le dépassement musical, c’est à travers ce quatre mains sur deux pianos que les deux artistes ont cherché à mêler leurs inspirations et leurs influences pour créer ce mariage unique ainsi qu’un disque Riddles. C’est ces compositions que nous avons eu la chance d’écouter samedi dernier.

Une musique au final parfois très douce, tantôt vivepassant d’un genre à l’autre, aux sonorités étonnantes et inhabituelles. Nous voilà donc ravis d’écouter des œuvres pianistiques un peu hors des sentiers battus.

 

« En maîtres des harmonies, les deux complices ont échangé leurs expériences, leurs univers respectifs afin de bâtir un langage commun. Un langage qui pourrait être universel, où rythmes et chants du monde entier se mêlent avec une simplicité déconcertante et heureuse. Là, un Congo Rag dansant, né d’une comptine congolaise que chantait Ray Lema et d’un ragtime de la Nouvelle Orléans; un chant blues du Sahel joué façon Horace Silver ou une virée dans les pulsations des forêts congolaise ou jamaïcaines. Le duo rend hommage à Jean-Sébastien Bach, à la chanteuse malienne Fantani Touré qui nous a quitté l’an dernier et à Prince disparu quelques jours avant le début des enregistrements. La magie opère à chaque titre nous plongeant dans un voyage dansant et merveilleux. » Fip

 

 

 Pour en lire davantage : un article de culturebox qui revient sur leur belle complicité.

 

Un duo à suivre donc !

 

Et je vous recommande également le Paris Jazz festival qui je suis sûre nous réserve
encore de belles surprises
.
Jusqu’au 30 juillet 2017
Les samedis et dimanches
Au Parc Floral
Accès libre – prix de l’entrée du parc (2 euros 50)

 

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Fête de la musique et 2nde quinzaine du Mois Molière à Versailles

6 Juil 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

FÊTE DE LA MUSIQUE

Ce 21 juin, la ville de Versailles résonnait au son d’une belle et foisonnante programmation pour la fête de la musique. Nous nous sommes dirigés vers la charmante cour des senteurs (située près du château) et nous n’avons pas regretté notre choix.

©ML/Ville de Versailles

Une chouette découverte d’un groupe de Jazz-funk – nommé Y’en A – de qualité et qui a su nous charmer par sa musicalité et sa vitalité. De quoi célébrer la musique en beauté ! Une voix superbe, un merveilleux mariage des cuivres, clavier et guitare électrique, et même la présence d’un flûtiste sur quelques morceaux, j’adore !

 

MOIS MOLIÈRE

Lors de la première quinzaine de ce génial Mois Molière – c’était si agréable de voir la culture envahir sa ville sur tout un mois -, nous avons fait en sorte de nous rendre à de nombreux spectacles variés, et même à une visite.

Pour cette seconde quinzaine, nous n’avons pas pu profiter de ces beaux spectacles comme on l’aurait souhaité par manque de disponibilité – n’étant notamment pas sur Versailles durant deux week-ends (qui dit mois de Juin dit aussi fête des pères, puis pour le second nous nous sommes échappé en Normandie (j’ai hâte de vous raconter !)).

 

JEUDI 22 JUIN

Nous avons tout de même profité d’un concert de musique classique. L’occasion également de découvrir cette sublime salle à l’hôtel de ville de Versailles.

Deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et un pianiste de l’Orchestre de Chambre de Versailles nous ont interprété deux œuvres de deux compositeurs majeurs de la musique romantique : Félix Mendelssohn Trio n°1 op.49 en ré mineur – et Johannes Brahms Quintette avec piano op.34 en fa mineur. Deux magnifiques œuvres.

J’ai également beaucoup apprécié la présentation qui a été faite avant chaque prestation nous en apprenant davantage sur la période, les compositeurs et les œuvres présents au programme ; je les ai trouvées très détaillées, ajoutant une réelle valeur,  intéressantes et racontées avec passion. Un doux moment donc, autant musical que pour son cadre enchanteur.

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Curiosité musicale #3 – Une composition géniale pour une jolie ode à la rousseur

14 Juin 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

Quand je les ai entendus à la radio j’ai eu le coup de cœur et me suis empressée d’aller écouter à nouveau … leur joli texte soigné, leur originalité, leurs belles voix, une musique entrainante, apaisante, feel-good, qui swing, ce mélange des genres – j’adore les passages où l’on a l’impression d’écouter un chant polyphonique ! …

 

Ce qui a attiré mon oreille a donc tout d’abord été leur texte poétique et original,
une jolie et amusante ode à la rousseur,
une jolie déclaration aussi,
puis leur composition musicale a fini de me charmer !

 

J’aime leur accompagnement musical très jazzi

… simple accompagnement au début marquant le style et mettant en avant les voix, une seconde partie avec de superbes solos de guitare, puis des passages a cappella pour créer de ces effets … .

 

Extraits de ce joli texte

Compter pièces d’or et matins gris.
Compter sur mes dix doigts comme on m’a appris.
Recommencer, refaire encore des calculs.
Compter j’ai toujours trouvé ça ridicule.

 

[…]

 

Mais quand j’ai le bonheur.
De compter tes taches de rousseur du bout des doigts.
J’y passerais des heures.

 

[…]

 

Compter tout ce que j’ai perdu sans compter.
Tous ceux que je n’ai pas vus, pas rencontré.
Quant à compter sur moi c’est peine perdu.
Je n’ai jamais su qui j’étais, moi non plus.

 

Compter, compter pièces d’or et matins gris.
Compter sur mes dix doigts, comme on m’a appris.
Bah c’est tout vu, je sais que mon nombre d’or.
C’est de compter sur toi la nuit, quand tu dors.

 

 

Un coup de cœur je vous disais… que je n’ai pas résisté à partager avec vous le jour même !

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Retour de concert #10 – Découverte du groupe de l’artiste Jul Erades à La dame de Canton

1 Mai 2017 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

La Dame de Caton, une chouette salle de concert située sur une jonque chinoise amarrée sur les bords de seine du 13ème arrondissement de Paris. J’adore cette salle car le lieu de concert est situé sur le pont (et non dans la cale) permettant de jouir d’une vue sur la seine – j’aime également cette impression de semi-extérieur que cet emplacement procure. Un lieu où il ne faut pas avoir le mal de mer. Pour ma part, j’apprécie cette impression d’être berceau par les flots, mon  chéri au contraire ne supporte guère ces mouvements – il y a maintenant 15 jours, on s’y rendait pour la seconde fois ; lors de notre première soirée à bord, nous n’avons pas pu rester jusqu’au bout, le public sautant sur les rythmes endiablés faisant bouger d’autant plus notre embarcation.

   

© La Dame de Canton

La soirée de vendredi 14 avril a été l’occasion de découvrir le groupe folk de l’artiste Jul Erades. J’ai aimé leur dynamique mais surtout l’atmosphère qu’ils ont su créer. La composition du groupe y joue pour beaucoup : on retrouve un chanteur/guitariste, un second guitariste – formant un mélange guitare classique et guitare électrique -, une pianiste jouant sur un clavier et usant de ses effets ainsi qu’un batteur. J’ai notamment beaucoup apprécié ce mélange des genres et l’atmosphère a la fois dynamique et planante créée grâce aux effets du piano et à la voix dans les aigus du chanteur.

Ils ont également su mettre l’ambiance !

 

Puis la soirée s’est clôturée avec un second groupe nommé Plaisir Vallée. Un groupe de rock garage. Je pensais au départ que j’aurais préféré ce groupe-ci, aimant les sons très rock. Malheureusement, malgré leur énergie, l’ensemble était assez linéaire, rien ne se dégageait de cette masse sonore. La voix du chanteur, une fois encore assez aigu, ne collait cette fois-ci par avec l’esthétique musicale choisie par le groupe. Quant au batteur, il s’acharnait à frapper le plus fort possible sur son instrument, créant un déséquilibre sonore à la musicalité de l’ensemble. Pour ma part, ça n’a donc pas collé.

 

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La la land

12 Fév 2017 | 1 réponse
Publié par Caroline | Catégorie 7ème Art

J’ai vraiment adoré ce film presque en tout point (sauf la fin, mais je ne vous dévoile pas tout).

Tout d’abord, j’ai aimé ce film qui fait qu’accroître mon amour (déjà débordant) pour la musique. La musique y a une place prépondérante par sa B.O., le personnage principal qui est un pianiste amoureux du jazz, la mise en avant du jazz par cet artiste qui en est donc un fervent défenseur ou encore sa dénomination de comédie musicale qui ne l’est pas tant : cela ne chante pas tant que ça et c’est cela qui permet que ces passages viennent plutôt sublimer le film en le ponctuant de moments chantés et de danses belles pour les yeux.

La musique est là comme un fil conducteur, elle est entrainante… et donne donc le ton au film qui se veut une ode à l’art et au bonheur de vivre.

L’art est omniprésent par ses deux personnages principaux passionnés par la musique pour l’un donc et par le cinéma pour le second :  tandis que le projet qui lui tient à cœur est d’ouvrir un club de jazz, elle ambitionne de devenir comédienne.

Il montre également la réalité des choses : ce n’est pas toujours évident d’atteindre ses rêves, ça peut même être douloureux et on peut plus d’une fois être tenté de les abandonner… mais y arriver est si épanouissant.

J’ai également adoré la façon de filmer : le choix de couleurs vives nous donnant à voir un monde énergique, joyeux et coloré (la vie quoi, telle qu’elle devrait toujours être finalement).

Certains passages sont filmés de façon très poétique aussi. Les scènes qui passent de la lumière au noir pour se focaliser sur un personnage ont un rendu si beau !

L’histoire est celle de l’amour de l’art, de la vie mais est aussi une belle romance (bien que le film, vous l’aurez compris, est beaucoup plus que cela).

Je trouve également judicieux le choix des acteurs, ils rentrent tous les deux parfaitement dans le rôle ! Ce qui est d’ailleurs chouette à savoir : c’est bien eux qui chantent et dansent, et même qui joue du piano pour Ryan Gosling.

  

En grande admiratrice des films de Woody Allen, pour ses films à personnages et son amour pour le jazz, j’ai eu l’impression de me retrouver dans son univers (avec une dynamique et un rendu filmique encore plus travaillés) – il y a notamment une petite ressemblance avec son film Café Society.

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Sing Street

19 Jan 2017 | 6 réponses
Publié par Caroline | Catégorie 7ème Art

Un chouette film qui vous fait aimer à nouveausi j’ose dire – la musique, le rock et son état d’esprit… qui vous donne envie d’écrire des chansons, d’écouter du rock énergique et contestataire puis de s’autoriser à croire en soi et en ce qui nous tient à cœur.

Si c’est bien la musique qui est au cœur de l’histoire, il donne aussi à voir la belle Irlande : Dublin et son architecture en brique, la mer sauvage comme j’affectionne… .

Bien qu’assez jeune, on apprécie aussi son personnage charismatique ( surtout vers la fin quand il a pris de l’assurance) ainsi que la belle et joyeuse Raphina, sans oublier toute la bande du groupe également, sans exception.

C’est aussi une belle romance, on rit par moments aussi.

Bref un film beau, entrainant, amusant et qui fait du bien !

Conor, un jeune lycéen irlandais bien décidé à monter son groupe pour séduire sa belle. Ce fameux groupe voit le jour et se révèle talentueux en plus de ça. On suit alors leurs aventures, la création des chansons – des paroles comme de la musique et même des clips -, la vie à Dublin dans les années 80 ainsi que leur joie de partager la musique ensemble.

  

                         

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Jersey boys – La comédie musicale

27 Oct 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

Je suis allée voir la comédie musicale Jersey boys aux folies bergères lors de la dernière représentation – désolé donc de cette chronique tardive, mais vous pouvez aussi vous rattraper avec le film sorti en 2014, réalisé par Clint Eastwood, ou encore aller la voir à Londres par exemple ou bien à Broadway (si vous passez par-là).

Dès que je suis rentrée dans ce lieu, j’ai été impressionné par son décor imposant … puis finalement, j’ai trouvé cela trop chargé et pimpant, je lui préfère de loin le théâtre du Mogador (on a tous ses petites habitudes, on ne se refait pas…), spécialisé aussi dans les comédies musicales.

©Michela-Piccinini

Jersey boys c’est l’histoire du groupe de pop-rock Américain The Four Seasons, né dans le New Jersey dans les années 60, et de ses membres italo-américains : Tommy DeVito, son frère Nicky remplacé par la suite par l’auteur-compositeur-interprète Bob Gaudio, Nicky Massy et le chanteur à la belle voix aigüe Frankie Castelluccio qui se fera appeler Francky Vallie. La comédie retrace alors leurs débuts, leurs ratés, comment ils ont percé, leurs succès, les changements effectués dans le groupe ainsi que leurs galèresFrankie fricotant avec la mafia. On en apprend donc autant qu’on rit mais aussi qu’on se régale à l’écoute de chouettes chansons.

Et tandis que nombreux de leurs succès, de leurs tubes, ont été repris, on s’amuse à se rendre compte que l’on écoute, ou connais, de nombreuses chansons du groupe sans savoir qu’il s’agit de l’une de leurs chansons : I love you baby (une chanson que j’adore) ; la mélodieuse Sherry ; qui n’a jamais dansé sur Cette année-là ! !? – un tube en fait vieux de 50 ans, chanté à l’époque en anglais – Oh what a night !. Et quelles chansons !?, beaucoup de géniales en fait !, et surtout entrainantes et dont on aurait tendance à chanter à tue-tête.

Je le dis à nouveau mais une fois encore, cette comédie musicale confirme que j’adore les œuvres biographiques, cela apporte pour moi vraiment de la valeur ajoutée. On a plaisir à suivre l’histoire de ces quatre garçons – dont les comédiens sont extrêmement ressemblants aux originaux ­-.

Cette comédie musicale alterne donc entre présentation de l’histoire en italien (une langue dont j’apprécie beaucoup la sonorité chantante, ce n’était donc pas dérangeant), sous-titré en français, et chansons en anglais. Dommage que les chansons n’étaient pas également sous-titrées, ça aurait pu être intéressant, mais l’on comprend qu’il y a un lien avec ce qui précède. J’ai également apprécié que l’on puisse y voir à certains moments des extraits vidéo d’époque.

Encore plein de chouettes photos du spectacle par ici : ©Michela-Piccinini

Si le décor et les costumes ne sont pas énormément fournis ni impressionnants, tout était très soigné. C’était aussi beau à voir qu’à entendre !

 

 

 

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Ces sons qui me captivent…

21 Juil 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

L’année dernière, je vous avais conté mon amour pour la musique en général, aujourd’hui je souhaitais donc vous parler de tous ces sons que j’affectionne, qui m’attirent et me captivent en particulier.

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Si j’aime de plus en plus les cuivres, je crois que mon oreille est surtout attirée par le son chaud de la trompette. Il y a celle de Chet Baker tout d’abord, puis plus récemment la jolie découverte d’Airelle Besson – avec notamment le titre suivant que j’aime beaucoup.

 

Mais revenons au tout départ, à mes premiers amours musicaux. Tout commença avec le violon, que j’ai de suite admiré pour son originale forme et que j’aime pour son matériau tout fait de bois, sa couleur et ses différentes teintes – d’un violon à l’autre -. Instrument des plus inconfortables mais à la fois j’aime cette proximité avec l’instrument (qu’on ne joue donc pas du bout des doigts), les mouvements amples du bras droit et les déplacements périlleux des doigts et de la main gauche. Sa sonorité, je l’aime dans les compositions du romantique Tchaïkovski, du baroque Bach, mais aussi de Mendelssohn, Ravel … ou encore du jazzy Stéphane Grappelli et même au son du ska de Géraldine Bisi de l’ancien groupe As de trêfle.

Mon second amour était le piano, dont j’admire la présence imposante et dont le son m’enchante. Je l’aime avec les œuvres du fougueux Beethoven, du romantique Liszt – que l’on disait être le meilleur pianiste de son temps – … ou, plus proche de nous, sous les doigts du sensible Alexandre Tharaud, ou citons encore de Nicolaï Lugansky ; je l’aime aussi à travers les chemins de La Roque d’Anthéron.

Si j’aime le côté dansant de la guitare, surtout quand elle est jouée par Rodrigo y Gabriela, l’énergie du son de la guitare électrique m’enthousiasme toujours autant – d’où notamment mon amour pour le Rock, ses sonorités et son énergie… . Pour ne citer que quelques exemples, j’ai toujours été une fan des Rolling Stones ou même d’AC/DC.

Puis il y a les cuivres. Des cuivres, avant donc de découvrir que ma préférence allait à la trompette, j’ai toujours cru que le saxophone arrivait en tête. Il faut dire que je le trouve si majestueux. Je les aime notamment dans le jazz dont au sein des big bands mais aussi dans le ska.

Découverte plus récente (d’il y a quelques années maintenant), la kora. Alors cet instrument… j’en suis tombée amoureuse dès que je l’ai entendu. Instrument à cordes pincées, originaire d’Afrique de l’ouest, pas tout à fait une harpe, pas vraiment une guitare, le son est sublime ! Pour cela, qui de mieux que les [S/C]issoko : citons les talentueux Ballaké Sissoko et Ablaye Cissoko.

Je suis également une grande amatrice du chant des oiseaux (bien sur !, que c’est de la musique).

En parlant de « voix », celles qui me captivent : la voix d’Elvis ou encore du mélange de swing et de lyrisme d’Youn Sun Nah, la voix apaisante de Miossec, la voix aiguë et épatante de Jón Þór Birgisson qui chante en voix de tête – chanteur du groupe Sigur Ros (groupe que j’adore d’ailleurs en lui-même énormément), celle de M – Mathieu Chedid – et son univers décalé, de la jazzy Lisa Ekdahl… .

 

 

En espérant que ça a été l’occasion pour vous de faire de jolies découvertes.
Je suis maintenant curieuse de découvrir les vôtres !

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