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Categorie : Musique

La la land

12 Fév 2017 | 1 réponse
Publié par Caroline | Catégorie 7ème Art

J’ai vraiment adoré ce film presque en tout point (sauf la fin, mais je ne vous dévoile pas tout).

Tout d’abord, j’ai aimé ce film qui fait qu’accroître mon amour (déjà débordant) pour la musique. La musique y a une place prépondérante par sa B.O., le personnage principal qui est un pianiste amoureux du jazz, la mise en avant du jazz par cet artiste qui en est donc un fervent défenseur ou encore sa dénomination de comédie musicale qui ne l’est pas tant : cela ne chante pas tant que ça et c’est cela qui permet que ces passages viennent plutôt sublimer le film en le ponctuant de moments chantés et de danses belles pour les yeux.

La musique est là comme un fil conducteur, elle est entrainante… et donne donc le ton au film qui se veut une ode à l’art et au bonheur de vivre.

L’art est omniprésent par ses deux personnages principaux passionnés par la musique pour l’un donc et par le cinéma pour le second :  tandis que le projet qui lui tient à cœur est d’ouvrir un club de jazz, elle ambitionne de devenir comédienne.

Il montre également la réalité des choses : ce n’est pas toujours évident d’atteindre ses rêves, ça peut même être douloureux et on peut plus d’une fois être tenté de les abandonner… mais y arriver est si épanouissant.

J’ai également adoré la façon de filmer : le choix de couleurs vives nous donnant à voir un monde énergique, joyeux et coloré (la vie quoi, telle qu’elle devrait toujours être finalement).

Certains passages sont filmés de façon très poétique aussi. Les scènes qui passent de la lumière au noir pour se focaliser sur un personnage ont un rendu si beau !

L’histoire est celle de l’amour de l’art, de la vie mais est aussi une belle romance (bien que le film, vous l’aurez compris, est beaucoup plus que cela).

Je trouve également judicieux le choix des acteurs, ils rentrent tous les deux parfaitement dans le rôle ! Ce qui est d’ailleurs chouette à savoir : c’est bien eux qui chantent et dansent, et même qui joue du piano pour Ryan Gosling.

  

En grande admiratrice des films de Woody Allen, pour ses films à personnages et son amour pour le jazz, j’ai eu l’impression de me retrouver dans son univers (avec une dynamique et un rendu filmique encore plus travaillés) – il y a notamment une petite ressemblance avec son film Café Society.

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Sing Street

19 Jan 2017 | 6 réponses
Publié par Caroline | Catégorie 7ème Art

Un chouette film qui vous fait aimer à nouveausi j’ose dire – la musique, le rock et son état d’esprit… qui vous donne envie d’écrire des chansons, d’écouter du rock énergique et contestataire puis de s’autoriser à croire en soi et en ce qui nous tient à cœur.

Si c’est bien la musique qui est au cœur de l’histoire, il donne aussi à voir la belle Irlande : Dublin et son architecture en brique, la mer sauvage comme j’affectionne… .

Bien qu’assez jeune, on apprécie aussi son personnage charismatique ( surtout vers la fin quand il a pris de l’assurance) ainsi que la belle et joyeuse Raphina, sans oublier toute la bande du groupe également, sans exception.

C’est aussi une belle romance, on rit par moments aussi.

Bref un film beau, entrainant, amusant et qui fait du bien !

Conor, un jeune lycéen irlandais bien décidé à monter son groupe pour séduire sa belle. Ce fameux groupe voit le jour et se révèle talentueux en plus de ça. On suit alors leurs aventures, la création des chansons – des paroles comme de la musique et même des clips -, la vie à Dublin dans les années 80 ainsi que leur joie de partager la musique ensemble.

  

                         

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Jersey boys – La comédie musicale

27 Oct 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

Je suis allée voir la comédie musicale Jersey boys aux folies bergères lors de la dernière représentation – désolé donc de cette chronique tardive, mais vous pouvez aussi vous rattraper avec le film sorti en 2014, réalisé par Clint Eastwood, ou encore aller la voir à Londres par exemple ou bien à Broadway (si vous passez par-là).

Dès que je suis rentrée dans ce lieu, j’ai été impressionné par son décor imposant … puis finalement, j’ai trouvé cela trop chargé et pimpant, je lui préfère de loin le théâtre du Mogador (on a tous ses petites habitudes, on ne se refait pas…), spécialisé aussi dans les comédies musicales.

©Michela-Piccinini

Jersey boys c’est l’histoire du groupe de pop-rock Américain The Four Seasons, né dans le New Jersey dans les années 60, et de ses membres italo-américains : Tommy DeVito, son frère Nicky remplacé par la suite par l’auteur-compositeur-interprète Bob Gaudio, Nicky Massy et le chanteur à la belle voix aigüe Frankie Castelluccio qui se fera appeler Francky Vallie. La comédie retrace alors leurs débuts, leurs ratés, comment ils ont percé, leurs succès, les changements effectués dans le groupe ainsi que leurs galèresFrankie fricotant avec la mafia. On en apprend donc autant qu’on rit mais aussi qu’on se régale à l’écoute de chouettes chansons.

Et tandis que nombreux de leurs succès, de leurs tubes, ont été repris, on s’amuse à se rendre compte que l’on écoute, ou connais, de nombreuses chansons du groupe sans savoir qu’il s’agit de l’une de leurs chansons : I love you baby (une chanson que j’adore) ; la mélodieuse Sherry ; qui n’a jamais dansé sur Cette année-là ! !? – un tube en fait vieux de 50 ans, chanté à l’époque en anglais – Oh what a night !. Et quelles chansons !?, beaucoup de géniales en fait !, et surtout entrainantes et dont on aurait tendance à chanter à tue-tête.

Je le dis à nouveau mais une fois encore, cette comédie musicale confirme que j’adore les œuvres biographiques, cela apporte pour moi vraiment de la valeur ajoutée. On a plaisir à suivre l’histoire de ces quatre garçons – dont les comédiens sont extrêmement ressemblants aux originaux ­-.

Cette comédie musicale alterne donc entre présentation de l’histoire en italien (une langue dont j’apprécie beaucoup la sonorité chantante, ce n’était donc pas dérangeant), sous-titré en français, et chansons en anglais. Dommage que les chansons n’étaient pas également sous-titrées, ça aurait pu être intéressant, mais l’on comprend qu’il y a un lien avec ce qui précède. J’ai également apprécié que l’on puisse y voir à certains moments des extraits vidéo d’époque.

Encore plein de chouettes photos du spectacle par ici : ©Michela-Piccinini

Si le décor et les costumes ne sont pas énormément fournis ni impressionnants, tout était très soigné. C’était aussi beau à voir qu’à entendre !

 

 

 

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Ces sons qui me captivent…

21 Juil 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

L’année dernière, je vous avais conté mon amour pour la musique en général, aujourd’hui je souhaitais donc vous parler de tous ces sons que j’affectionne, qui m’attirent et me captivent en particulier.

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Si j’aime de plus en plus les cuivres, je crois que mon oreille est surtout attirée par le son chaud de la trompette. Il y a celle de Chet Baker tout d’abord, puis plus récemment la jolie découverte d’Airelle Besson – avec notamment le titre suivant que j’aime beaucoup.

 

Mais revenons au tout départ, à mes premiers amours musicaux. Tout commença avec le violon, que j’ai de suite admiré pour son originale forme et que j’aime pour son matériau tout fait de bois, sa couleur et ses différentes teintes – d’un violon à l’autre -. Instrument des plus inconfortables mais à la fois j’aime cette proximité avec l’instrument (qu’on ne joue donc pas du bout des doigts), les mouvements amples du bras droit et les déplacements périlleux des doigts et de la main gauche. Sa sonorité, je l’aime dans les compositions du romantique Tchaïkovski, du baroque Bach, mais aussi de Mendelssohn, Ravel … ou encore du jazzy Stéphane Grappelli et même au son du ska de Géraldine Bisi de l’ancien groupe As de trêfle.

Mon second amour était le piano, dont j’admire la présence imposante et dont le son m’enchante. Je l’aime avec les œuvres du fougueux Beethoven, du romantique Liszt – que l’on disait être le meilleur pianiste de son temps – … ou, plus proche de nous, sous les doigts du sensible Alexandre Tharaud, ou citons encore de Nicolaï Lugansky ; je l’aime aussi à travers les chemins de La Roque d’Anthéron.

Si j’aime le côté dansant de la guitare, surtout quand elle est jouée par Rodrigo y Gabriela, l’énergie du son de la guitare électrique m’enthousiasme toujours autant – d’où notamment mon amour pour le Rock, ses sonorités et son énergie… . Pour ne citer que quelques exemples, j’ai toujours été une fan des Rolling Stones ou même d’AC/DC.

Puis il y a les cuivres. Des cuivres, avant donc de découvrir que ma préférence allait à la trompette, j’ai toujours cru que le saxophone arrivait en tête. Il faut dire que je le trouve si majestueux. Je les aime notamment dans le jazz dont au sein des big bands mais aussi dans le ska.

Découverte plus récente (d’il y a quelques années maintenant), la kora. Alors cet instrument… j’en suis tombée amoureuse dès que je l’ai entendu. Instrument à cordes pincées, originaire d’Afrique de l’ouest, pas tout à fait une harpe, pas vraiment une guitare, le son est sublime ! Pour cela, qui de mieux que les [S/C]issoko : citons les talentueux Ballaké Sissoko et Ablaye Cissoko.

Je suis également une grande amatrice du chant des oiseaux (bien sur !, que c’est de la musique).

En parlant de « voix », celles qui me captivent : la voix d’Elvis ou encore du mélange de swing et de lyrisme d’Youn Sun Nah, la voix apaisante de Miossec, la voix aiguë et épatante de Jón Þór Birgisson qui chante en voix de tête – chanteur du groupe Sigur Ros (groupe que j’adore d’ailleurs en lui-même énormément), celle de M – Mathieu Chedid – et son univers décalé, de la jazzy Lisa Ekdahl… .

 

 

En espérant que ça a été l’occasion pour vous de faire de jolies découvertes.
Je suis maintenant curieuse de découvrir les vôtres !

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Retour de concert #9 – Quand Scarlatti fréquente le jazz grâce à Aka Moon

28 Juin 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

Direction la jolie scène en plein air au parc floral dans Vincennes pour ce sublime concert, jolie découverte grâce au Paris jazz festival et au quatuor Aka Moon.

Cela fait du bien de voir les villes fleurir de divers festivals et retentir au son de multiples musiques, on sent l’été doucement se glisser… .

 

Je n’ai jamais été une grande amatrice de la musique de Scarlatti, compositeur baroque italien mais qui vécut 27 ans en Espagne, lui préférant son contemporain allemand Bach, lui reprochant, surement à tort, son manque d’expressivité… c’était peut-être finalement mal connaître son œuvre… . Je me surprends désormais à lui trouver son charme.

 

Tout d’abord sous les doigts du sensible Alexandre Tharaud qui s’est efforcé, avec brio, à rendre à ces œuvres tout leur caractère.

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Puis cette seconde confrontation avec la musique de Scarlatti a été à nouveau un régal ! On ne reconnait pas toujours les morceaux… parfois notamment à travers les solos du pianiste un thème se fait apercevoir… mais dans tous les cas c’est une vraie réussite ! J’ai adoré du début à la fin. Les musiciens sont tous très bons et apportent chacun quelque chose à ce chouette quatuor. Il se dégage de ces œuvres à la fois de la douceur, de l’entrain, de l’énergie… ; on apprécie cette alternance entre apaisements, rythmes soutenus et passages de haut niveau. Il y a aussi de jolies mélodies. Puis quel plaisir ce beau mariage, entre classique & jazz (j’aime beaucoup en général de telles adaptations), qui sonne à merveille ! J’adore !

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L’œuvre marquante Just Kids de Patti Smith

19 Avr 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Au fil des pages

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J’aime beaucoup le style rock et la voix rauque de Patti Smith, sans être toutefois une « fan » de l’artiste. Puis j’ai découvert ce livre. J’en avais entendu parler, beaucoup, souvent en bien, etje me demande pourquoi je ne me suis pas précipitée dessus avant. Waouh ! Quelle claque ce livre ! Il rentre définitivement dans mes préférés. Il m’a beaucoup touché, il est très inspirant aussi et surtout très beau. Un ouvrage très fort émotionnellement, qui véhicule beaucoup de choses aussi… . C’est un livre très marquant.

Autant j’aime l’univers musical de Patti Smith, d’autant plus j’adore sa plume ! Puis quelle histoire !

J’ai apprécié chaque partie de ce livre.

S’il me semble n’avoir guère lu de biographies, encore moins d’autobiographies, j’ai  adoré celle-ci. On y découvre l’être derrière l’artiste ainsi que le développement de la pensée artistique de Patti Smith, tout comme celle de son ami Robert Mapplethorpe – que l’on finit par apprécier tout autant qu’elle -, qui a une place prépondérante  et c’est notamment ce qui est si agréable. Plus que des faits, on entre dans les pensées, les questionnements, la passion vive de l’artiste.

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Comme j’ai pu en parler dans cet article, l’ouvrage commence en évoquant brièvement son enfance pour ensuite se focaliser sur sa rencontre et les années communes qu’elle a passée avec son amant de l’époque Robert Mapplethorpe. Alors jeunes et pleins de rêves, ils vivent comme ils peuvent, mais en faisant tout leur possible pour arriver à réaliser et ne jamais perdre de vue ce qui les anime : devenir artistes plasticiens. Tandis que Patti Smith a toujours eu la fibre de l’écriture, elle a en effet commencé par s’exercer au dessin, au côté de l’un des êtres auxquels elle tient plus que tout. Une première partie énormément consacrée à l’art, une réflexion autour de ce qu’elle procure et sur tout l’intérêt de la choisir comme sens à sa vie… . Une partie que j’ai adorée et trouvée très inspirante.

S’ouvre ensuite une seconde partie durant laquelle, Robert Mapplethorpe ayant affirmé son homosexualité, on ressent comment cette nouvelle situation de leur duo les a affecté autant l’un que l’autre. J’ai trouvé très beau ce lien si fort qui les unit, l’amour inconditionnel qu’ils ont partagé et cette envie – cette promesse de toujours veiller l’un sur l’autre malgré tout.

On y découvre également de nombreuses personnes qui ont pu aider, et pousser, Patti Smith dans son cheminement artistiqueau-delà du fait que Patti Smith et Robert Mapplethorpe étaient déjà un moteur artistique l’un pour l’autre – ; mais aussi toutes les personnes qui ont pu l’inspirer : on y parle de Woodstock, des Rolling Stones, de Jimmy Hendricks…, un livre résolument très rock. Parallèlement, on suit également l’avancée artistique de Robert Mapplethorpe ainsi que les séances photos qu’il a pu faire avec Patti Smith pour modèle. Le livre est d’ailleurs très agréable en accompagnant ses propos de clichés en noir et blanc, permettant ainsi de mieux visualiser ce qui nous aient contés et de rendre cette histoire encore plus concrète.

Puis la dernière partie est davantage consacrée au revirement de situation de Patti Smith – comment elle est revenue à l’écriture pour de bon, ainsi qu’à la musique puis au lancement de sa carrière de musicienne. Et pour clôturer cette partie, qui en comparé du reste ressemble à un survol trop rapide, la fin s’est révélée tellement belle, touchante et très très émouvante. Un beau message d’amour à celui qui a été comme son double, autour duquel finalement, vous l’aurez compris, l’œuvre a été construite. Plus qu’une autobiographie, il s’agit presque d’une double biographie de ces inséparables, ces deux passionnés ardents d’art, sous le regard aimantet la pensée si réfléchie de Patti Smith.

 

 

 

On referme cette œuvre en se sentant presque, j’ai envie de dire, beaucoup plus proche de l’auteur. J’ai aussi aimé y découvrir une très belle personne.

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Une femme, d’après mon ressenti, avec beaucoup de classeau sens large du terme -, modeste bien qu’étant grandiose, et avec une très belle pensée.

 

J’ai maintenant très envie de découvrir ses autres ouvrages, notamment Glaneurs de rêves qui traite de son enfance, et M Train qui semble se dérouler davantage après Just Kids et qui est présenté comme parlant beaucoup plus de sa musique.

 

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Curiosité musicale #2 – Des instruments en glace

25 Fév 2016 | 2 réponses
Publié par Caroline | Catégorie Musique

© Geilo Ice Music Festival

Si l’hiver, avec l’arrivée du froid, est propice à cocooner chez soi, il nous amène aussi à rêver à des paysages blancs à perte de vue. Si comme nous l’a génialement expliqué  le blog Joyeux magazine, dans les pays nordiques ils ont le secret du « koselig», ils savent aussi profiter de toutes les occasions offertes par la neige et la glace pour passer de beaux moments.

Au-delà de la musique et de la pratique instrumentale, la lutherie et la facture d’instrument en général m’attirent énormément. Aujourd’hui c’est d’une étonnante fabrication d’instruments – et de sa musique – dont je vais vous parler, puisque le matériau principal est fait de glace.

© Emile Holba

A la base de ce phénomène se trouvent des artistes sculpteurs sur glace. Parmi ces sculpteurs, Tim Linhart, en Suède, à qui l’on revendique l’invention de ces instruments (il en fabrique depuis une 30ène d’années). Au départ, il s’est mis à réaliser ces instruments de musique – nommés ICEstruments – pour l’esthétique, puis il a souhaité aller plus loin et s’est alors rendu compte que cela sonnait extrêmement bien !  Tim Linhart nous raconte ces débuts étonnants et excitants.

Dès lors, de nombreux musiciens se prêtent à l’expérience, pour le plus grand plaisir du public. J’adore cette vidéo de ce concert réalisé par un violoniste jouant sur un violon en glace, qui symbolise bien la joie et l’émotion partagées par ces moments.

Dans un autre style, je vous conseille également la vidéo qui suit, c’est magnifique !

 

Depuis 2006, un festival nommé « IceMusic Festival» est même organisé à Geilo en Norvège – il s’agit du 1er festival de musique avec des instruments en glace au monde.

© Terje Isungset

Derrière ce festival, le percussionniste et compositeur de jazz norvégien Terje Isungset. Passionné par ce phénomène, il crée également lui-même les instruments en glace sur lesquels il joue et est à l’origine d’un label dédié « All ice records » (créé en 2005). Terje Isungset donne également des concerts à travers le monde (il a ainsi joué plusieurs fois en France, notamment dans les Pyrénées) et a été – je n’ai pas trouvé de date exacte mais j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de l’an derniernommé meilleur musicien et compositeur jazz en Norvège. C’est lui que l’on retrouve dans la vidéo que je vous conseille plus haut !

 

La Suède possède aussi son IceMusic Festival à Luleå (au nord, en Laponie suédoise) organisé dans un igloo. La température de ces concerts serait de – 15°C, atmosphère idéale pour ne pas faire fondre ni briser les instruments.

Plusieurs systèmes ont également été mis en place directement sur les instruments afin que les concerts se déroulent au mieux : dont une protection contre le souffle humain de l’instrumentiste.

 

La volonté des musiciens – que l’on rencontre appartenant à de nombreux styles musicaux : musique classique, rock, médiévale, irlandaise, contemporaine – est de découvrir de nouvelles sonorités, d’autant plus que les instruments sont construits sur place le jour même, quelques heures avant, et donc aucune répétition n’est faite sur les instruments avec lesquels ils joueront ce soir-là. Cette vidéo vous en apprend un peu plus.

© Ice Music Festival

Pour finir, je dirai que je trouve l’acoustique également géniale, même pour les voix. Quant aux instruments, c’est vrai qu’ils sonnent extrêmement bien qu’il s’agisse d’un concert sous igloo comme au grand air, ou même en intérieur avec un orchestre à cordes.

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Retour de concert #8 – Le jazz fête l’amour à la Maison de la radio

18 Fév 2016 | 2 réponses
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

© Luc Boegly

Dimanche dernier, le 14 février, je me suis rendue avec mon chéri à la Maison de la radio pour un concert intitulé My funny valentine le jazz à l’honneur pour fêter la saint-valentin.

Plus que pour célébrer quoi que ce soit, c’était la programmationles plus beaux standards de jazz autour du thème de l’amourqui m’attirait.

On a beaucoup aimé ce concert, pour sa belle programmation mais aussi pour ses musiciens : un trio piano-contrebasse-batterie, le crooner jazz Matthew Ford dont j’ai beaucoup aimé le grain de voix, le chœur des jeunes filles de radio France avec de très jolies voix également, bien que manquant encore un peu d’assurance, ce qui est plutôt normal pour leurs jeunes âges.

 

© John Watson

 

Mes préférés parmi la sélection du jour :

Bert Kaempfert, Milt Gabler
L-O-V-E

Pat Ballard
Mr Sandman

J’aime beaucoup ce morceau pour son côté amusant et entrainant.

George Gershwin
Someone to Watch over Me

 J’aime beaucoup également cette version au piano.

Jerome Kern, Dorothy Fields
The Way You Look Tonight

Henri Betti
C’est si bon

Bart Howard
Fly Me to the Moon

Le célèbre, non moins superbe, Fly me to the Moon.

Irving Berlin
Cheek to Cheek

Une vidéo qui a son charme, tirée d’un vieux film musical en noir et blanc Top Hat (1935)
pour lequel Irving Berlin a composé la musique.

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C’était également un régal de voir Sofi Jeannin diriger de manière très expressive.

Sofi Jeannin, née à Stockholm mais de père niçois, est la Directrice musicale de la Maîtrise de Radio France. Passionnée de musique depuis toute petite, elle a alterné sa formation musicale entre Stockholm et Nice avant d’aller se perfectionner pour la direction de chœur au Royal College of Music de Londres. Elle s’y épanouira aussi en ce qui concerne sa passion pour le chant en intégrant le London Voices, un chœur professionnel qui a notamment assuré la BO de nombreux films dont ceux d’ « Harry Potter » et du « Seigneur des anneaux »… mais on le retrouve également sur la scène de nombreux opéras – dont celui de Covent Garden de 1991 à 2004 – ou encore dans des enregistrements musicaux aux côtés de nombreux compositeurs contemporains.
Elle assure la direction de la Maîtrise de Radio France depuis 2008.

© Photo : Christophe Abramowitz

 

Le concert ayant été retransmis par la suite à la radio, les morceaux alternaient avec la lecture de mots d’amour envoyés par des internautes à l’intention de leur compagne ou compagnon – ce qui était plutôt amusant.

C’était également l’occasion de découvrir l’auditorium de la maison de la radio, situé dans le 16ème arrondissement de Paris, que j’ai trouvé vraiment très beau, très élégant, et dont j’ai apprécié la proximité avec les artistes.

 



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Retour de concert #7 – Midi musical à l’opéra Garnier

20 Jan 2016 | 2 réponses
Publié par Caroline | Catégorie Concerts

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Dimanche dernier sur les coups de midi, je me suis rendue  à l’opéra Garnier pour un concert de musique classique d’un sextuor à cordes de l’orchestre de l’opéra national de Paris.

L’occasion de découvrir enfin ce si beau lieu (grâce à des prix beaucoup plus abordables que ceux d’un opéra – 15 euros la place en 4ème catégorie (et on était très bien placé) – même si j’adorerai assister à un opéra, ne serait-ce pour les costumes et les décors qui doivent être magnifiques).

Car dans ce lieu tout est spectacle, bien avant que le noir s’installe et que le rideau se lève. A peine franchit le seuil de la porte, tout n’est que dorure, des sculptures en voici en voilà, des peintures à ne plus savoir où donner de la tête, des lustres imposants comme j’adore… Tout est surdimensionné, on a l’impression qu’aucun centimètre carré n’est laissé libre à la possibilité d’ajouter une autre ornementation. C’est un régal de rentrer dans ce lieu si magistral, qui semble d’un autre temps… .

Ce concert a aussi été l’occasion de découvrir deux nouveaux compositeurs : en effet, Alexander von Zemlinsky (compositeur Autrichien du début du siècle dernier) et Erich Wolfgang Korngold (également compositeur Autrichien du début du siècle dernier, qui passera cependant 25 ans à Hollywood où il se consacrera à la musique de film) ont clôturé le concert. Et en ouverture, une œuvre de Richard Strauss – compositeur Allemand beaucoup plus connu pour sa part.

J’ai notamment beaucoup aimé le Sextuor from Capriccio de Richard Strauss, très doux et aérien, dans le style romantiquemon préféré ; ou encore le dernier mouvement du Sextuor à cordes op.10 d’Erich Wolfgang Korngold, beaucoup plus fougueux, avec la présence de passages joués pizzicato lui apportant un certain caractère, mais aussi un passage très langoureux, j’adore.

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Un noël à New York – la comédie musicale Jazz

2 Jan 2016 | Laisser une réponse
Publié par Caroline | Catégorie Musique

Je reviens par ici, en espérant que vous ayez passé de bonnes fêtes et en vous souhaitant une bonne année !!

Pour rester dans l’ambiance des festivités, je vais vous parler de la très chouette comédie jazzy Un noël à New York.

L’intrigue est celle de Paul venant rendre visite à sa mère, après quatre ans d’absence, pour lui présenter sa fiancée Caroline. Mais voici que cette petite surprise, le matin du 24 décembre, n’est pas pour ravir la mère de Paul. C’est donc un noël des plus rocambolesques qui se profile à l’horizon, entre secrets et révélations… tandis que Caroline cherche inlassablement à déverser sa bonne humeur sur la maisonnée afin d’y faire naître l’esprit de noël.

J’ai énormément aimé cette comédie musicale dans l’esprit de noël et de New York, sans oublier ses sonorités jazz ! On rit énormément et les comédiens sont supers : on se régale à les voir jouer autant qu’à les écouter chanter ou les regarder danser. Une comédie pleine d’humour alternant avec de superbes et entrainantes chansons jazz mais aussi des chants de noël américainsaccompagnées en direct par un pianiste et contrebassiste présents sur scène.

Si les dialogues sont en français, les parties chantées écrites pour la pièce sont totalement en anglais, nous mettant ainsi dans l’ambiance d’un noël américain.

On y passe vraiment un agréable moment. Une pièce étonnante – aussi bien sur son dénouement que musicalement – remplie de bonne humeur communicative et de jazz à souhait.

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© Crédit photos : Compagnie de Lange

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